Lise Raymond est brûlée (mais ne la cherchez pas à Ste-Justine)
Après plusieurs mois de labeur intensif qui ont permis à Lise Raymond de décrocher 2 DISQUES D’OR pour Okoumé et les Colocs, l’inévitable ne pouvait que se produire. La meilleure relationniste de presse du monde occidental — ce qui inclus les Territoires du Nord-Ouest — en est arrivée à un état d’essoufflement qui frise le burn-out. Elle a la langue à terre, et on dira ce qu’on voudra, mais à terre, c’est pas propre, propre. Dieu seul sait quelle maladie elle peut attraper de cette façon-là…
L’heure est donc venue de décrocher. Elle disparaîtra JEUDI, LE 23 JUILLET 1998 À MIDI et ne reviendra au bureau que LUNDI, LE 3 AOÛT 1998. Puisque le dollar canadien poursuit sa chute qui le mènera bientôt à avoir la même valeur que son équivalent en chocolat vendu dans les dépanneurs, Lise a décidé cet été de prendre ses vacances au Québec. Voici les destinations qu’elle a choisies et ce qu’elle compte y visiter :
LE 24 JUILLET 1998, Lise sera à Québec. Après s’être régalée de la musique du groupe péruvien qui joue tout le temps dans le vieux — en passant, y a-t-il des violoneux sur le bord du lac Titicaca ? — elle se dirigera vers le Capitol pour aller voir le désormais classique Elvis Story. Il est possible qu’elle perde connaissance, ça arrive quand son soutien-gorge est trop serré.
LE 25 JUILLET 1998, Lise sera dans la belle région de Charlevoix. Elle en profitera bien sûr pour aller voir les baleines à Tadoussac. Charmée par leur chant, elle leur proposera sans doute de faire leur pistage radio.
LE 26 JUILLET 1998, c’est au tour de la Côte-Nord. Au Havre-St-Pierre, Lise ira voir les fameux monolithes sculptés par le vent et la mer qui ont fait la réputation de la région. Obnubilée par ces fascinantes constructions, elle s’apercevra que la nature exécute des œuvres d’art au moins aussi probantes que celles de nombreux artistes du Plateau Mont-Royal. Et ce, sans subvention.
LE 27 JUILLET 1998, la sémillante Lise prendra l’avion pour aller sur l’Ile d’Anticosti. Là, elle compte adopter un chevreuil mâle aux bois fournis. Ça peut servir de vestiaire à la table de presse.
LE 28 JUILLET 1998, Lise reviendra à Baie-Comeau pour prendre le traversier jusqu’à Matane. Pendant la traversée de 2 heures, Lise prévoit chanter dans sa tête le thème de Love Boat et essayer de spotter un cousin pas trop éloigné de Kevin Parent.
LE 29 JUILLET 1998, Mlle Raymond ira en Gaspésie. Elle admirera sans doute le classique rocher Percé. Icône québécois et surprenante allégorie de nos finances publiques.
LE 30 JUILLET 1998, retour vers le Bas-du-Fleuve jusqu’à Trois-Pistoles. Lise visitera la maison de Victor-Lévy Beaulieu en espérant ne pas le surprendre dans sa douche.
Le 31 JUILLET 1998, arrêt à St-Jean-Port-Joli pour acheter une gogosse en bois. Si c’est trop cher, elle s’achètera un bout de bois pour s’en gosser une elle-même.
LE 1er AOÛT 1998, Lise pèsera sur la suce pour se rendre jusqu’au Lac St-Jean en passant par Québec. Elle compte ramasser des bleuets, ce qui peut avoir deux significations :
(1) récolter de petits fruits bleus, ou
(2) aider à se relever les habitants de la région saouls morts.
LE 2 AOÛT 1998, retour en faisant un petit croche par Shawinigan. Visite éclair au centre de traitement des rapports d’impôt. Tentative de vol de dossiers compromettants.
LE 3 AOUT 1998 à 9 heures du matin, retour au bureau. Nullement reposée, Lise tombera dans la face du premier directeur musical de radio qui refusera de diffuser son prochain single. Vous êtes prévenus…
À bientôt…
21 juillet 1998 Aucun commentaire
