Le blogue d’une relationniste de presse
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Lise Raymond de retour dans le 450

En réponse aux demandes pressantes des fidèles lecteurs qui figurent sur l’imposante liste d’envois des Communications Lise Raymond, voici un communiqué qui renoue avec la tradition qui avait fait d’elle l’attachée de presse la plus farfelue au nord du 45e parallèle, tradition qui avait été établie à l’origine dans le but avoué d’exaspérer ses collègues et de leur faire perdre un temps précieux.

Bien sûr, vous saviez tous que quelque chose ne tournait pas rond chez Lise Raymond. Qui ne l’aurait pas deviné ? Mais, au fil des mois, Lise avait fini par imposer son style. Vous en étiez venus à accepter ses petits délires avec un sourire bien fendu. Vous aviez appris à lire entre les lignes, tout l’amour de Lizzz pour le showbizzz. Vous étiez même devenus accros, jusqu’au jour où… choc brutal, plus rien… silence radio ! Tous, statistiques à l’appui, se sont posés la question suivante : était-ce froidement calculé ? Inutile désormais de spammer notre boîte de réception et de faire piquer une crise à Lise qui est obligée de trier, à grands coups de « sôÔdàà, là, làà » (quel accent inimitable !), les 25 673 courriels qu’elle reçoit quotidiennement sous l’œil compatissant de Larissa, sa nouvelle adjointe. Voilà donc, à la demande générale, l’explication officielle que vous attendiez.

Lise, figurez-vous, LA Lise Raymond des Communications Lise Raymond s’est découvert un côté zen qu’elle exprime depuis à travers sa passion pour le GOLF. Vous comprendrez que, maintenant partagée entre sa nouvelle passion et les mille et une attentions qu’elle porte à sa clientèle, le temps lui fait cruellement défaut.

Mais, qu’à cela ne tienne, elle reprend aujourd’hui le flambeau avec des propos toujours aussi saugrenus, propos que moi, Su, sa nouvelle recrue, tenterai de vous communiquer aussi fidèlement que possible. Supportée par son équipe de rédaction (Eroger, mon fidèle ordinateur, et moi-même), Lise Raymond, qui s’est intronisée elle-même pour l’occasion « Cheufff de pupitre », veut ainsi ajouter son grain de sel à la méga-dose d’absurdité contenue quotidiennement dans l’actualité. Certaines contraintes budgétaires nous limitent toutefois à une parution par mois. Voici donc, après quelques années d’absence, un premier communiqué, fraîchement sorti de la Salle des nouvelles des Communications Lise Raymond.

Bonne lecture !

Pour diffusion immédiate

Lise Raymond, qui avait dû céder aux pressions du milieu d’affaires montréalais et s’établir dans la grande ville pour se retrouver tous les matins, depuis huit longues années, embourbée dans les nids de poule qui jonchent ça et là les rues de la métropole, a réalisé, quelques tickets de stationnement et plusieurs crises de nerfs plus tard, qu’elle pourrait s’éviter un carambolage ainsi qu’un cancer du cerveau en éliminant de ses activités professionnelles l’utilisation du téléphone portable sur le pont Jacques-Cartier aux heures de pointe. Que de temps retrouvé, estime-t-elle, temps qu’elle pourra désormais investir dans son redoutable swing…

Voici donc la nouvelle adresse à compter du 19 juin 2005 :

Communications Lise Raymond
761, rue Ste-Hélène
Longueuil (Québec) J4K 3R5
(450) 640-0500

Par ce retour triomphal dans la banlieue sud de Montréal, Lise Raymond veut se faire l’ambassadrice de la culture longueuilloise et couper le sifflet pour de bon aux mauvaises langues qui colportent depuis trop longtemps une image négative du 450 en remâchant toujours les mêmes maudites blagues plates qui tournent autour de la prolifération des tondeuses à gazon et de leurs heureux propriétaires. Ainsi songe-t-elle très sérieusement à faire la promotion partout à travers le Québec de la fameuse « coupe Longueuil ».

Véritable sculpture capillaire qui, on s’en souvient, avait dénaturé le paysage québécois au cours des années 80, la coupe Longueuil « revisitée » (pour plugger ici une expression branchée) serait de nature à redonner leur fierté aux riverains du côté sud de Montréal. Une mission hautement culturelle !

Re-bienvenue chez vous, Lise !

1 juin 2005   Aucun commentaire

Lise Raymond est affligée par le destin mais elle conserve le moral

Un matin de mai. C’est la campagne électorale. Vous êtes en train de lire votre journal en dévorant une toast (ou, si vous avez brossé la veille, de lire une toast en dévorant votre journal). Soudain : stupeur ! Vous apprenez qu’une Lise Raymond, attachée de presse du Bloc Québécois, vient d’être limogée pour avoir communiqué un trajet erroné à un chauffeur d’autobus. Gasp ! Fichtre ! Vous vous dites : « Nooooon… Ce n’est pas la Lise Raymond que je connais… » Puis le doute s’installe en vous et vous pensez que, oui, c’est peut-être la Lise Raymond que vous connaissez, que le succès a dû lui monter à la tête, qu’elle est probablement tombée dans la consommation de substances illicites comme un vulgaire joueur de baseball de 20 ans, et qu’elle est en train de ruiner une si belle carrière, elle qui a toujours été si professionnelle, et vous vous mettez à chercher le numéro de téléphone de ses parents pour les aviser du drame que vit leur fille unique, — parce que ce genre de drame n’arrive toujours qu’à des filles uniques — mais vous n’arrivez pas à trouver le saudit numéro de téléphone, alors le découragement s’empare de vous et vous vous précipitez du haut du pont Jacques-Cartier en affirmant que l’Univers est composé de bulles cosmiques.

Si quelque chose du genre vous est récemment arrivé, cessez de vous en faire : il ne s’agit pas de la Lise Raymond que vous connaissez. La Lise Raymond, celle des Communications Lise Raymond, is alive and well, yes sir. Après avoir servi et rendu heureux les Je vous entends chanter, Zébulon, Gowan, Claire Pelletier, Saison jazz Montréal, Fred Fortin, Musique Multi-Montréal et Dan Bigras, pour n’en nommer que quelques-uns, la meilleure attachée de presse à l’est des Grands Lacs poursuit sans relâche son œuvre de diffusion du talent québécois.

Tout va donc pour le mieux dans le merveilleux monde de la sémillante Lise. Sauf que…

Sauf que Longueuil, où les bureaux de sa prospère entreprise sont sis, sauf que Longueuil, dis-je, n’a pas été gentil avec elle. Des individus sans scrupules, des filous de la pire espèce, des immondes personnages ont tenté de s’introduire par effraction dans ces bureaux non pas une, non pas deux, non pas trois, mais bien QUATRE FOIS ! Ils y sont parvenus à deux reprises et en ont profité pour s’envoler avec tout son matériel informatique. Ah ! je vous jure, la jeunesse d’aujourd’hui — parce que ce sont sûrement des jeunes, ils ne respectent plus rien —, ça ne pense qu’à faire des mauvais coups ou à s’acheter un skweegee plutôt qu’à faire quelque chose de constructif comme apprendre par cœur l’œuvre de Rimbaud ou se trouver une job stable dans le merveilleux monde de l’Info-pub.

C’est donc pour conjurer le mauvais sort que Lise, et les Communications qui portent son nom, ont décidé de déménager sur l’île de Montréal. À partir du 30 juin, vous pourrez donc la rejoindre au :
(***-****)
ou aller lui porter des fleurs pour la réconforter au :
****, rue St-Hubert
Montréal (Québec)

Comme disait Saint-Exupéry : « L’essentiel est invisible pour les yeux, mais prends pas de chance pis fais-le assurer quand même ». C’est cette puissante leçon que Lise a retenue de cette troublante aventure. Elle (et son nouveau doberman de 200 livres qui répond au doux nom de Jeffrey Dahmer) est maintenant prête à faire face au destin si celui-ci s’avise encore de lui jouer des tours. Entre temps, elle attend dans l’enthousiasme de vos nouvelles, question de vérifier, au cas où, le numéro de série du nouvel ordinateur que vous venez tout juste d’acheter dans un pawn shop…

22 juin 1997   Aucun commentaire