Le blogue d’une relationniste de presse
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Lise Raymond a une force de caractère peu commune

Prendre une résolution, c’est une chose; la tenir en est une autre. Après un mois, LISE RAYMOND — celle des communications du même nom — peut maintenant fièrement affirmer qu’elle ne fait pas partie de ces pauvres représentants du genre humain qui ne savent pas respecter leurs engagements. Car aujourd’hui, après l’avoir solennellement promis le premier de l’an alors que tout le monde cuvait son champagne, Lise Raymond peut proclamer à la face du monde qu’elle ne fume plus ! Bien sûr qu’elle a les lèvres décolorées à force de téter des paparmannes; bien sûr que la taille de ses pantalons a augmenté en flèche comme le prix de l’essence; bien sûr que son visage est agité de spasmes qui lui donnent vaguement l’air de Joe Cocker à Woodstock. Mais là n’est pas la question : Lise est désormais boucane proof. Pour tout dire, elle dort avec la photo d’Allan Rock collée sur la poitrine. C’est une nouvelle femme, je vous le jure.

Ceci étant dit, passons au vif du sujet. La plupart d’entre vous n’ont probablement pas eu vent de la chose, mais sachez que le très distingué ENGELBERT HUMPERDINCK s’est produit en spectacle pas plus tard que dimanche dernier à Montréal (disons que c’est passé aussi inaperçu qu’une visite d’Allan Theo au Sisters). Vous vous souviendrez qu’Engie (sa mère l’appelle comme ça) était la co-vedette du projet de mini-série THE LISE RAYMOND STORY que vous avez eu l’occasion de lire en ces pages au mois de novembre dernier. L’événement est survenu au bon moment, puisque nous avions justement l’intention de vous offrir, à la demande générale, la deuxième partie de cette oeuvre troublante. Sortez le pop corn, l’action va dégouliner de partout !

Flash-back du dernier épisode : on se rappelle que Lise était tombée dans la déchéance totale à cause de Guido, son amour de jeunesse ingrat. J’y pense : pourquoi Guido ? On dirait un nom de mascotte de restaurant italien. Enfin… Tout s’était bien terminé néanmoins, car Engelbert était venu à son secours. Encore un homme qui vient sauver la mise. Comme si les femmes n’étaient pas capables de s’en sortir toute seule. Le scénariste a erré un peu ici, mais bon, nous en étions rendu là. La première émission du sequel commence par un lent travelling sur un hôpital. Je sais, avant ça, il y a eu le commanditaire « Chrysler ou autre Gâteaux Vachon » qui a dit qu’il était bien content de s’associer à l’émission, alors que l’émission, il s’en fout royalement, ce qu’il veut, c’est attraper ceux qui écoutent l’émission précédente et qui attendent de savoir ce qui va jouer avant de zapper. Mais bon, c’est pas important, poursuivons. Y a pas quelqu’un qui aurait une paparmanne ? J’ai une de ces faims.

Donc, Lise est à l’hôpital. Engelbert et elle attendent un enfant. Ouache&nbsp;! Voyons, ça ne marche pas. Tout le monde sait qu’il est gai comme un pinson. On ne peut pas s’appeler Engelbert impunément. Dans l’intimité, il doit porter des pantalons de cuir pas de fesses. Il fait chaud ici, vous ne trouvez pas&nbsp;? Bon, où en étais-je&nbsp;? Ah oui&nbsp;! Engelbert et Lise. Ils n’ont pas eu d’enfant. Disons que Lise est à l’hôpital en cure de désintoxication parce qu’elle se shoote à la crème caramel. Ah oui, une bonne crème caramel, ouh que ça serait bon. Y a vraiment personne qui a des paparmannes&nbsp;? En tout cas… Elle a des gros problèmes d’intoxications, DES GROS PROBLÈMES D’INTOXICATIONS, car sa carrière n’arrive pas à reprendre son envol. C’est-tu moi, ou on gèle ici&nbsp;? Donc, Lise a des problèmes d’intoxications, ça lui prend des patches de la grosseur d’un édredon pour ne pas retomber dedans, elle est, voyons, qu’est-ce que, elle, quessé j’disais&nbsp;? elle a des problèmes de… ça commence par «&nbsp;c&nbsp;»… de CONCENTRATION, c’est ça, et… Est-ce que j’ai entendu quelqu’un rire&nbsp;? EST-CE QUE J’AI ENTENDU QUELQU’UN RIRE&nbsp;?!? S’il vous plaît, taisez-vous, on s’entend plus réfléchir y a personne qui a un osxxx de paparmanne&nbsp;? Alors, où j’en étais&nbsp;? Ah&nbsp;! oui&nbsp;: n’oubliez pas Coup de coeur francophone, bientôt, avec… c’est pas ça. LE PREMIER QUI RIT JE L’EXPÉDIE EN CHINE PAR LE PLANCHER&nbsp;! Pis le téléphone qui arrête pas de sonner, comment voulez-vous que je*($?#* #()”*()”_)*UIW**1⁄2Ø<thorn><eth>1⁄2<thorn>®1⁄2€y´±®Y´y´•Y´€ C’EST QUI QUI A PESÉ SUR SHIFT PENDANT QUE J’ÉCRIVAIS&nbsp;!
ÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂH&nbsp;!!!!!!

Nous sommes désolés, mais nous avons perdu la communication. Dès que la situation sera rétablie, nous reprendrons notre programmation habituelle. Entre temps, postez des paparmannes, ça pourrait aider. À bientôt.

P.-S.&nbsp;: Nous ne voudrions pas vous quitter sans réitérer l’invitation qui a été faite le mois dernier aux différentes professions du milieu artistique pour une séance de défoulement public. Entre autres, si vous êtes chanteuse, animateur ou agent de promo, il y a de vos pairs qui ont déjà manifesté leur envie de crier leur frustration au monde entier. Alors, appelez Lise. Elle vous bookera un souper et elle arrangera tout ça. Ne lui fumez pas dans la face, c’est tout ce qu’elle demande.

10 février 2000   Aucun commentaire

Lise Raymond fulmine

Le bonheur est une chose fugace. Vous pensez le tenir entre vos mains aussi solidement qu’un rapper tient son sachet, mais soudain, il glisse entre vos doigts et, adieu veau, vache, lait, cochon, votre vie vient de basculer dans une noirceur toute apocalyptique.

Elle est cruelle, la vie, va.

La preuve : ceux qui ont suivi les aventures de Lise Raymond depuis ses tout débuts — nous parlons bien sûr de la sémillante propriétaire de l’entreprise de communications qui porte son nom — ceux-là, donc, savent que le destin s’est déjà acharné sur elle avec la vigueur d’un lemming en période de rut. Vols à répétition, déménagements forcés, etc, ce n’était pas le Sahel, mais bon, ça rendait les lundis matin encore plus sacrant qu’ils le sont naturellement. Mais après la tempête, le ciel bleu était revenu dans sa vie, et, depuis, elle voguait allégrement sur les flots de la joie comme une frégate à Valleyfield.

Mais le weekend dernier, peut-être pour accomplir la noire prédiction de Nostradamus, le malheur s’est de nouveau abattu sur elle comme les médias sur Serge Losique. Les tourments de la Géhenne sont une joke à côté de l’épreuve qu’elle a subie.

En effet, dimanche dernier, Lise s’est fait volé sa sacoche.

Femme, vous le savez : combien de secrets résident dans un sac à main ! Combien de choses soigneusement dissimulées à la face du monde entier, et on ne parle pas seulement du numéro de la Visa, sont cachées dans la petite poche avec le zipper ! Lise s’est réveillée lundi matin en se sentant nue, violée. Il fallait faire le deuil de tout : ses cartes, ses numéros de téléphone patiemment accumulés sur des cartons d’allumettes, son autographe de Mère Teresa… Comme un membre amputé, elle sentait encore la courroie qui pendait à son épaule.

Alors voilà… À l’enfoiré qui a commis le crime, si jamais il lui arrive de lire ce papier, elle veut simplement dire ceci : « Les paparmannes roses qui se trouvaient dans la poche extérieure de mon sac et que tu as sans doute mangés en vidant ta nouvelle acquisition, eh bien ! ils étaient là depuis 12 ans ! Quand de la broue pourpre te sortira du nombril, tu penseras à moi… »

Mais trêve de ressentiments et d’acrimonie. Le propos de ce communiqué, c’est de vous proposer un nouveau mots croisés. Et pas piqué des vers, croyez-nous. Il s’agit d’une grille en l’honneur des gagnants du mois de mai, ces deux pervers qui étaient parvenus à terminer notre mots croisés vicieux; elle constitue en quelque sorte leur prix. Les voilà donc immortalisés horizontalement et verticalement, ce qui n’est pas sans rappeler ce qui est arrivé à un certain barbu voilà 2000 ans. Voyez sa renommée maintenant…

Concocté encore une fois avec l’aide de Frédérique Tiefry, la rédactrice de la grille casse-cou du dimanche dans le Journal de Montréal, ce casse-tête vous demandera patience et longueur de temps (ce qui vaut toujours mieux que force et que rage). Sachez que « C1 » et « C2 » désignent lesdits gagnants et que leurs noms complets forment la potence de la grille. Ceux qui n’ont pas le réflexe « bac vert » n’ont qu’à se rapporter au communiqué du mois de juin pour savoir de qui il s’agit. Les autres, rendez vous au centre de tri avec une pelle.

Bonne chance à tous et rappelez-vous que la fin du monde était mercredi passé, alors ne vous étonnez pas si le chèque d’allocation familiale est en retard.

18 août 1999   Aucun commentaire