Attachez vos tuques, Lise Raymond est sur un high
Après la canicule, après FINA, après le BIG BANG de l’été et sa constellation de festivals, on aurait tendance à croire qu’une certaine austérité regagnera la métropole et que les teints monochromes verdâtres remplaceront graduellement les coloris estivaux jusqu’à afficher une mine patibulaire de la vie culturelle montréalaise. Après tout, la vie n’a-t-elle pas de ces hauts et de ces bas. « La vie n’est-elle pas maniaco-dépressive de lancer fort à propos notre chère attachée de presse Lise Raymond des Communications Lise Raymond.
Eh bien, il n’en est rien ! Le paysage automnal culturel de Lise est toujours sur le high et, si la tendance se maintient, la courbe bipolaire poursuivra son ascension vers le Great White North jusqu’à l’arrivée de Nez Rouge dans vos partys de bureau. « On va mettre un peu de lithium dans le caribou ! » d’ajouter Lise Raymond, qui ne s’est guère gênée pour enfiler un petit set carré à l’approche du Festival La Grande Rencontre qui propulsera Montréal au Sommet de l’harmonica entre le 24 et le 28 août 2005.
Alors, vaux mieux prévenir : pilules, granules, gélules, sans oublier les petites bulles vertes pour le bain, avec essence artificielle de sapin, qu’on trouve dans tout bon Dollarama. Lise a déployé tout l’arsenal et rien n’a été épargné pour l’aider à stabiliser ses humeurs et les vôtres. Un journaliste averti en vaut deux (surtout avec un p’tit coup dans le nez !). Sachez que Lise n’hésitera aucunement à recourir à l’usage des électro-chocs si nécessaire. D’ailleurs, notre attachée de presse a déjà pris un rendez-vous pour son drainage du colon annuel, une thérapie tout aussi « choc », et oh ! combien libératrice, qui lui permettra de fermer sa shop en beauté le 22 décembre, pour amorcer les préparatifs de sa légendaire liquidation du temps des Fêtes.
En attendant, les cyclothymiques n’ont qu’à bien se tenir : HUIT lancements de disques, UN lancement de DVD, TROIS festivals dont Coup de cœur francophone, SEPT spectacles dont DEUX supplémentaires, UNE soirée bénéfice sans compter, UNE oeuvre humanitaire à l’intention de musiciens orphelins laissés à l’abandon par un public sans cœur, et qui attendent, les yeux larmoyants, des parents mélomanes à l’âme charitable qui voudront bien partager leur passion et danser quelques petits rigodons avec eux, sur des airs d’opéra.
Bref, les neurotransmetteurs médiatiques de Lise fournissent à pleine capacité. Les pompes sont ouvertes et continueront d’assurer le transport des informations pour chacun de ces événements en temps opportun. Aucune spéculation ne sera faite en lien avec la hausse vertigineuse du prix du litre d’essence (même si Lise s’en tape depuis qu’elle habite et travaille dans le 450, aime-t-elle le souligner « sssôôôdâââ, lââ, laâ ! »).
Donc, en attendant le burn-out du mois de mars, vous pouvez consulter le calendrier qui suit.
COMMUNICATIONS LISE RAYMOND
Calendrier des événements – Automne 2005
SEPTEMBRE 2005
12 septembre : Lancement du 2e album de Jamil
15 septembre : Supplémentaire de Patrick Norman
16 septembre : Supplémentaire de Bori
21 septembre : Lancement du 2e album Caiman Fu
29 septembre : Sortie du DVD de Romulo Larrea et lancement du 2e album de Belle et bum
OCTOBRE 2005
1er octobre : Adoptez un musicien
5 octobre : Lancement du disque de Louise Portal
6 octobre : Dévoilement de la programmation de Coup de cœur francophone
13 octobre : Lancement du CD Le Zoo / 20 ans
19 octobre : Spectacle de Jean-Guy Moreau à la PDA
20 octobre : Première du spectacle de Jamil au Lion d’Or
NOVEMBRE 2005
1er novembre : Lancement de l’album de Gage
3 au 13 novembre : Coup de coeur francophone
4 novembre : Soirée bénéfice pour La rue les femmes (porte-parole : Lynda Johnson)
9 novembre : Lancement du 2e cd d’Ève Cournoyer
15 novembre : Spectacle Tango du cœur de Romulo Larrea au Corona
21 novembre : Lancement de l’album de Corneille
28 novembre : Conférence de presse Festival en chanson de Petite Vallée
29 novembre : Première du spectacle de Francesca au Lion d’Or
DECEMBRE 2005
1er décembre : Première du spectacle de Caïman Fu
6 décembre : Lancement du 2e CD de Madrigaia
19 décembre : Spectacle de Noël de Laurence Jalbert
15 août 2005 Aucun commentaire
Lise Raymond et les ressources humaines
Qui a une entreprise ici ? Levez la main. Non, nous ne nous adressons pas aux simples salariés ou contractuels qui n’ont d’autres soucis que de se poster près de la boîte aux lettres pour attendre leur chèque et faire parfois un burn-out, mais bon, c’est juste parce qu’ils ont une petite constitution. Nous désirons parler à ceux qui ont la fibre de l’entrepreneurship : les bâtisseurs, les décideurs, ceux que l’on surnomme le Québec de demain, tant que demain, ce n’est pas un jour de fin de semaine. C’est avec ces gens qui connaissent la vraie signification du mot « risque » (et du mot « accident cardio-vasculaire ») que nous désirons nous entretenir du sujet du mois : les ressources humaines. Les autres, pendant ce temps-là, peuvent continuer à recevoir leur T-4 et nous laisser jaser entre grandes personnes…
Tout le monde sait qu’un des départements les plus difficiles à gérer dans une entreprise, c’est celui des ressources humaines. Parce qu’un être humain, ce n’est pas un chiffre — à part peut-être dans l’expression 69. Un homme, une femme, ce sont de complexes petites machines pleines d’enfance malheureuse et d’Oedipe mal résolu qui ne se laissent pas enrégimenter aussi facilement que des caniches bien nourris. LISE RAYMOND, celle dont l’entreprise porte son nom, possède une grande expérience en la matière. Ayant eu à gérer quotidiennement de vastes équipes de une personne depuis au moins quatre ans, elle sait désormais qu’il ne faut pas leur crier après plus de quinze heures par semaine, sinon ils essaient de se négocier un comprimé de Prozac par jour dans leur convention collective.
Elle a appris également qu’un employé agit exactement comme un homme. À un moment donné, il part. Il peut avoir les pires raisons du monde, comme les meilleures, ce n’est pas grave : il part ! Pourquoi on n’entend pas plus souvent Le Temps qu’il nous reste de Fernand Gignac dans les partys de bureau ? Fouillez-moi pourquoi ! Un employeur a deux choix lorsque ceci se produit, un peu comme lors d’une peine d’amour : s’attrister sur son pauvre sort ou gifler l’énergumène en lui disant qu’ils sont tous pareils. Il existe bien sûr une solution mitoyenne : se quitter dans la joie et l’allégresse en se remémorant les bons moments passés. Ça arrive parfois dans les films américains. Mais dans l’ensemble, il faut se souvenir que d’une façon ou d’une autre, ça va coûter 4%.
Tout ça pour dire que ce qui devait arrivé arriva. Sofie Raymond, fidèle assistante de Lise depuis deux ans a quitté l’entreprise au mois de mai dernier. Ses raisons lui appartiennent. Mais Lise, comme une amoureuse éconduite, a fait ce qu’on fait dans ce temps-là : elle s’est précipitée sur une béquille. Fallait bien cicatriser la plaie… Elle n’était pas pour rester là à regarder le bureau de Sofie en soupirant, la tête penchée sur le côté. Y a des limites à l’apitoiement…
Alors voilà, elle a engagé Maggy. Maggy Roy, pour être précis. Une nouvelle fille au bureau, qui comme les autres, va partir à un moment donné, car c’est ce que les employés font. Mais entre temps, Lise a l’intention de se faire respecter. Oh v! que oui… C’est pourquoi Lise appelle désormais sa nouvelle employée « Maggy s’tie ! ». « Maggy s’tie ! appelle La Presse ! » « Maggy, s’tie ! apporte-moi le dossier de Coup de cœur francophone ! » « Maggy s’tie ! dis-y que chu en réunion. ». Au diable la co-gestion avec partenariat intégré. La bonne vieille relation amour/haine entre le boss et l’employé, y a que ça de vrai.
Ne vous surprenez donc pas si vous entendez Lise parler grassement au bureau. C’est simplement sa façon à elle de gérer sa ressource humaine. Faut se faire respecter, non de non.
P.-S : Lise tient à préciser qu’elle sera en vacances du 26 juillet au 14 août 2000. Et que cette année, ELLE NE CHANGERA PAS SES DATES ! Ça fait partie de son nouveau mode de gestion : le respect total et absolu des besoins du boss. Mais pour montrer sa magnanimité, elle a magnanimement consenti des vacances à Maggy s’tie qui ne sera pas là les 28 et 31 juillet 2000 ainsi que les 1er et 2 août 2000. Veuillez donc noter que la shop sera entièrement et totalement fermée ces dates-là. Merci.
21 juin 2000 Aucun commentaire
Lise Raymond est assez occupée merci
La logique humaine a parfois de puissante ratée. La question est la suivante : pourquoi prend-t-on congé le jour de la Fête du Travail ? Pourquoi se dire : « Ouhaou ! C’est tellement l’fun le travail qu’a’ matin, je reste à la maison ? » C’est comme si on attendait l’anniversaire de quelqu’un pour se sauver de lui avec les talons qui nous pètent dans le cul. La réponse est nette : nous n’aimons pas le travail.
L’être humain a été conçu pour se laisser pousser une bédaine aux dimensions suffisamment imposantes pour que le nombril puisse servir de sous-verre à un pina colada. L’être humain est une machine créée comme réserve alimentaire pour le gêne mutant du cancer de la peau, ce qui nous pousse instinctivement vers tout ce qui est ensoleillé et tropical plutôt que vers l’abri d’un bureau protecteur. Si Dieu a fait l’Homme à Son image, je l’imagine en moto-marine au Bahamas. Et si l’image du vénérable barbu est exacte, tout porte à croire que Dieu doit ressembler vaguement à un Jean-Marc Parent bleaché.
Non. Y a jamais personne qui a organisé un surprise-party au travail. Personne pour rentrer au bureau le premier lundi de septembre, ouvrir les lumières tout d’un coup et crier : « SURPRISE ! Chu pas censé travailler mais chu là quand même ! » Pourquoi ? Parce que, répétons-le, les êtres humains éprouvent une aversion naturelle envers l’effort rémunéré. Tous les êtres humains ? Non. Un bureau peuplé d’une irréductible fonceuse résiste encore et toujours à l’envie folle du chalet dans le Nord.
Il s’agit bien sûr de notre héroïne nationale, la bien-nommée Lise Raymond. Lise s’est tellement ennuyée du travail pendant ses vacances qu’elle a décidé de crouler sous les contrats à son retour. Voici une liste exhaustive des événements qu’elle organise / promeut / parle de / gagne sa vie avec :
• spectacles des Colocs au Corona, du 3 au 7 novembre 1998;
• spectacles de France D’Amour les 15, 16 et 17 octobre 1998au Cabaret;
• spectacles de Claire Pelletier au Studio théâtre du Maurier, les 8, 9 et 10 octobre 1998;
• spectacle d’Oukoumé le 25 septembre 1998 au Spectrum;
• les 15, 18 et 19 septembre 1998, spectacle de Pierre Calvé au Studio Théâtre du Maurier;
• spectacles pour enfants de Danielle Martineau intitulé Accordélidon, ainsi que sa présence à Coup de coeur francophone;
• sortie de l’album Pour Toujours de Philippe Lafontaine, promo du 4 au 9 octobre 1998;
• sortie en octobre de l’album pour enfant Bruitzarre de Christian Merveille et spectacle dans le cadre de Coup de Coeur francophone;
• parlant de Coup de coeur francophone : conférence de presse pour le dévoilement de la programmation dudit événement le 30 septembre 1998;
• sortie de l’album de Loue Tremblay, Les Moulins de mon coeur, le 7 octobre 1998;
• sortie de l’album H20 de la jeune soprano de l’atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, Geneviève Charest (date à confirmer);
• sortie de l’album de Christian Corneau à la fin d’octobre ou au début de novembre;
• spectacle de Jeszcze Raz le 5 décembre 1998 au Club Soda;
• et finalement, relation de presse pour Les Frères à ch’val (dont il faut surveiller le dernier clip, en passant) jusqu’à Noël !
Alors allez-y… Prenez votre fin de semaine de 3 jours. Coulez-vous-la douce. Pendant ce temps, il y aura quelqu’un dans un obscur bureau de la rue Saint-Laurent qui célébrera la Fête du Travail comme elle aurait toujours dû être célébrée : dans la sueur, la besogne et l’attente passionnée du burn-out salvateur !
2 septembre 1998 1 commentaire
Lise Raymond est brûlée (mais ne la cherchez pas à Ste-Justine)
Après plusieurs mois de labeur intensif qui ont permis à Lise Raymond de décrocher 2 DISQUES D’OR pour Okoumé et les Colocs, l’inévitable ne pouvait que se produire. La meilleure relationniste de presse du monde occidental — ce qui inclus les Territoires du Nord-Ouest — en est arrivée à un état d’essoufflement qui frise le burn-out. Elle a la langue à terre, et on dira ce qu’on voudra, mais à terre, c’est pas propre, propre. Dieu seul sait quelle maladie elle peut attraper de cette façon-là…
L’heure est donc venue de décrocher. Elle disparaîtra JEUDI, LE 23 JUILLET 1998 À MIDI et ne reviendra au bureau que LUNDI, LE 3 AOÛT 1998. Puisque le dollar canadien poursuit sa chute qui le mènera bientôt à avoir la même valeur que son équivalent en chocolat vendu dans les dépanneurs, Lise a décidé cet été de prendre ses vacances au Québec. Voici les destinations qu’elle a choisies et ce qu’elle compte y visiter :
LE 24 JUILLET 1998, Lise sera à Québec. Après s’être régalée de la musique du groupe péruvien qui joue tout le temps dans le vieux — en passant, y a-t-il des violoneux sur le bord du lac Titicaca ? — elle se dirigera vers le Capitol pour aller voir le désormais classique Elvis Story. Il est possible qu’elle perde connaissance, ça arrive quand son soutien-gorge est trop serré.
LE 25 JUILLET 1998, Lise sera dans la belle région de Charlevoix. Elle en profitera bien sûr pour aller voir les baleines à Tadoussac. Charmée par leur chant, elle leur proposera sans doute de faire leur pistage radio.
LE 26 JUILLET 1998, c’est au tour de la Côte-Nord. Au Havre-St-Pierre, Lise ira voir les fameux monolithes sculptés par le vent et la mer qui ont fait la réputation de la région. Obnubilée par ces fascinantes constructions, elle s’apercevra que la nature exécute des œuvres d’art au moins aussi probantes que celles de nombreux artistes du Plateau Mont-Royal. Et ce, sans subvention.
LE 27 JUILLET 1998, la sémillante Lise prendra l’avion pour aller sur l’Ile d’Anticosti. Là, elle compte adopter un chevreuil mâle aux bois fournis. Ça peut servir de vestiaire à la table de presse.
LE 28 JUILLET 1998, Lise reviendra à Baie-Comeau pour prendre le traversier jusqu’à Matane. Pendant la traversée de 2 heures, Lise prévoit chanter dans sa tête le thème de Love Boat et essayer de spotter un cousin pas trop éloigné de Kevin Parent.
LE 29 JUILLET 1998, Mlle Raymond ira en Gaspésie. Elle admirera sans doute le classique rocher Percé. Icône québécois et surprenante allégorie de nos finances publiques.
LE 30 JUILLET 1998, retour vers le Bas-du-Fleuve jusqu’à Trois-Pistoles. Lise visitera la maison de Victor-Lévy Beaulieu en espérant ne pas le surprendre dans sa douche.
Le 31 JUILLET 1998, arrêt à St-Jean-Port-Joli pour acheter une gogosse en bois. Si c’est trop cher, elle s’achètera un bout de bois pour s’en gosser une elle-même.
LE 1er AOÛT 1998, Lise pèsera sur la suce pour se rendre jusqu’au Lac St-Jean en passant par Québec. Elle compte ramasser des bleuets, ce qui peut avoir deux significations :
(1) récolter de petits fruits bleus, ou
(2) aider à se relever les habitants de la région saouls morts.
LE 2 AOÛT 1998, retour en faisant un petit croche par Shawinigan. Visite éclair au centre de traitement des rapports d’impôt. Tentative de vol de dossiers compromettants.
LE 3 AOUT 1998 à 9 heures du matin, retour au bureau. Nullement reposée, Lise tombera dans la face du premier directeur musical de radio qui refusera de diffuser son prochain single. Vous êtes prévenus…
À bientôt…
21 juillet 1998 Aucun commentaire
