Lise Raymond et l’embrassade à la française
Bon, c’est vrai, l’été commence à tarder. À un point tel qu’on a commencé à élaborer des théories farfelues pour expliquer le peu de collaboration calorifique de Mère Nature. Paraîtrait-il, par exemple, qu’il n’y aurait pas quatre, mais bien huit saisons, et que nous serions présentement en plein été printanier. Ça expliquerait peut-être aussi pourquoi la libido des gens n’a pas semblé s’évanouir avec la St-Jean. Encore hier, un couple s’embrassait à bouche-que-veux-tu dans le parc Lafontaine pendant que des enfants jouaient à la marelle tout près. Si c’est pas scandaleux. Pas de danger que le Journal de Montréal en fasse sa première page. Non monsieur…
La question se pose ainsi : qu’est-ce qui peut amener deux êtres souvent inconnus à se ramoner le fond de la gorge de la sorte ? Le french kiss entre dans notre adolescence comme les boutons et les bras trop longs, mais contrairement aux autres tares, celle-ci colle pour ne plus jamais s’en aller. C’est désolant. En fait, ce ne serait pas un problème si tout le monde « french kissait » avec talent et application, mais la majorité des gens embrassent comme il mange de la crème glacée, c’est-à-dire à la course, en en renversant partout sur le plancher.
Et vous ? Croyez-vous maîtriser votre langue autrement que lors de la dictée de Pivot ? Voici un test pour le savoir. Imaginez-vous donc dans le Clin d’Œil ou le Elle Québec pour un moment, prenez un crayon et répondez aux quelques questions qui suivent. Elles ont été concoctées par Lise Raymond, qui non seulement possède une entreprise de communications qui porte son nom, mais qui est une professionnelle de l’embrassade à la française (oui, oui, la preuve c’est que c’est tout le temps elle qui gagne quand elle joue à la bouteille).
Alors donc voici :
1) Quand vous embrassez, votre langue :
a) reste passivement dans votre propre bouche à la recherche d’une raison de vivre;
b) tourne dans le sens des aiguilles d’une montre à un rythme de 6 tours par minutes en prenant soin de ne jamais accrocher le crochet du partiel de votre partenaire;
c) détartre tout ce qui bouge.
2) Lors d’un baiser, les lèvres servent, à votre avis :
a) à camoufler ce qui se passe à l’intérieur parce que ça pourrait intimider les enfants qui jouent à la marelle;
b) à éviter que la salive salisse la moquette;
c) à téter la luette de votre partenaire.
3) Pendant que votre bouche est occupée, vos bras :
a) en profitent pour plier du linge, pourquoi perdre du temps ?
b) caressent savamment la poitrine du partenaire dans un mouvement contraire à celui de la langue, question d’équilibrer les chakras;
c) alternent entre les cheveux et les bobettes dans un mouvement de va-et-vient qui n’est pas sans rappeler le robot de Perdu dans l’espace (Alerte ! Alerte !).
4) Pour vous, un long baiser, c’est :
a) un baiser;
b) 72 tours;
c) quand la salive a viré en crème !
5) Après avoir embrassé, vous dites :
a) « Redonne-moi mon rouge à lèvres »;
b) « Lors du mouvement de rotation, tu étais décalé d’un tour par minute et ce manque de synchronisme a eu un effet pervers sur ma digestion »;
c) « Pourquoi t’arrêtes, imbécile ! »
Si vous avez obtenu une majorité de A :
Votre nom serait-il Phyllis Lambert ? Mettez plus de piment sur votre langue. Allez au 281 ou Chez Parée. Visitez l’Orage. Mettez du spanish dans votre yogourt nature. Allez de l’autre côté des portes western dans les clubs vidéo.
Si vous avez obtenu une majorité de B :
C’est bien, mais trop technique. Il faut que vous appreniez à relaxer. Un baiser n’est pas un rapport d’impôt. Même pour ceux à qui ça arrive une fois par année. Votre langue est un black qui a le groove dans le corps, pas un nerd qui enregistre Star Trek quand ça passe au Canal Z.
Si vous avez obtenu une majorité de C :
Vous êtes pervers. Vous êtes un danger public pour tous les enfants qui jouent à la marelle. Mettez du Prozac dans vos caleçons. Prenez des douches d’eau froide régulièrement. Il faut savoir faire la différence entre nausée et orgasme.
C’est tout ! Bonnes vacances à ceux qui ne les ont pas encore prises. On se revoit par écrit en septembre (congé de communiqué pour le mois d’août…) D’ailleurs, nous tenons à rappeler que Lise sera en vacances du 26 juillet au 14 août 2006. Maggy s’tie quant à elle le sera les 28 et 31 juillet 2006 ainsi que les 1er et 2 août 2006. Lise profitera de ce moment de répit pour pratiquer quelques techniques d’embrassade à la française de son cru sur les poulpes de la Méditerranée. Y va faire chaud !
10 juillet 2006 Aucun commentaire
Lise Raymond vous lance une invitation
Maintenant lancée dans la mêlée, après une rentrée remarquée et remarquable, Lise savoure avec fierté son « bon coup » de l’été. Oui ! Chaque jour, notre Lise arpente ses nouveaux locaux rue Ste-Hélène à Longueuil d’un pas résolument triomphal. Et c’est parti ! 105 pas de la porte d’entrée à son bureau. Un bonjour à Larissa, son adjointe, ensevelie sous un tas de communiqués et de dossiers de presse, un petit salut à Serge au passage. De là, on file en direction de la cuisine : un escalier et 153 pas plus tard, on y est ! On dépose le lunch dans le frigo, on s’enfile un petit café bien serré et hop ! on emprunte l’escalier à l’autre extrémité… Oups ! Un petit arrêt au cabinet de toilette : 60 pas. Va-t-on monter au deuxième saluer le reste de la tribu ? On remet ça à plus tard… pas le temps ! Il y a le lancement de Jamil, les supplémentaires de Patrick Norman et de Bori, les lancements des deuxièmes albums de Caïman Fu et de Belle et Bum, la sortie du DVD de Romulo Larrea, et avec tout ça, le communiqué mensuel qui n’est pas encore parti.
(Pendant qu’une lueur de terreur se lit dans les yeux de Larissa à l’approche des mois d’octobre et novembre, Lise se souvient de ses premiers pas à la barre des Communications Lise Raymond, des pas qui s’ajoutent au Grand Livre de sa vie. Dans le jargon des attachés de presse, cela s’appelle l’« expérience », et c’est justement cette expérience qui fait de Lise Raymond et de sa petite équipe, en cette année de grâce 2005, des « nominés » du prestigieux Gala de L’ADISQ. Bravo Lise ! Déjà comblée par cette nomination, témoignage de la reconnaissance de ses pairs, elle se permet d’espérer qu’un autre petit FÉLIX viendra tenir compagnie à celui qu’elle a déjà obtenu en 2001. Mais, précise-t-elle, tout en sortant de sa poche une liste ÇA DE LONG de remerciements et de boniments « Je n’ai absolument AUCUNE attente !!! »)
Revenons à notre propos initial… Donc, de retour à la maison, le sourire en prime malgré cette journée bien remplie, elle s’endort devant le Bulletin de nouvelles et rêve que Bernard Derome l’embarque en auto-stop dans le corridor du deuxième. Elle achève sa randonnée dans le coffre-fort de l’ex-Caisse Populaire qui fait maintenant office de bar (relations publiques oblige !). « Combien de pas déjà ? se demande-t-elle, somnolente. On verra ça demain… » Et elle se replonge, heureuse et souriante, entre les bras de Morphée en visualisant sa journée du lendemain.
Quel bonheur, bonheur qu’elle aimerait bien partager avec ses chers clients et collègues de la presse et des médias ! Aux artistes, journalistes, et surtout aux membres du jury de l’ADISQ, elle s’exclame spontanément : « V’nez nous voir, soda ! ». Face à l’enthousiasme débordant qui caractérise notre chère attachée de presse, ses interlocuteurs sont à la fois curieux et craintifs : « Longueuil, c’est combien de kilomètres passé Québec ? » Lise se fait rassurante. « Longueuil : aucun vaccin n’est requis pour s’y rendre, sauf aux heures de pointe. La coupe du même nom y a été bannie par mesure de protection pour l’environnement visuel. Les perturbations climatiques n’ont pas encore affecté l’Hôtel de ville malgré un changement d’axe à la mairie. Il y a même l’eau courante, et surtout, il y a l’ancienne Caisse Populaire sur la rue Ste-Hélène, là où gîte depuis peu les Communications Lise Raymond. »
Rassurés maintenant ?
1 septembre 2005 Aucun commentaire
Attachez vos tuques, Lise Raymond est sur un high
Après la canicule, après FINA, après le BIG BANG de l’été et sa constellation de festivals, on aurait tendance à croire qu’une certaine austérité regagnera la métropole et que les teints monochromes verdâtres remplaceront graduellement les coloris estivaux jusqu’à afficher une mine patibulaire de la vie culturelle montréalaise. Après tout, la vie n’a-t-elle pas de ces hauts et de ces bas. « La vie n’est-elle pas maniaco-dépressive de lancer fort à propos notre chère attachée de presse Lise Raymond des Communications Lise Raymond.
Eh bien, il n’en est rien ! Le paysage automnal culturel de Lise est toujours sur le high et, si la tendance se maintient, la courbe bipolaire poursuivra son ascension vers le Great White North jusqu’à l’arrivée de Nez Rouge dans vos partys de bureau. « On va mettre un peu de lithium dans le caribou ! » d’ajouter Lise Raymond, qui ne s’est guère gênée pour enfiler un petit set carré à l’approche du Festival La Grande Rencontre qui propulsera Montréal au Sommet de l’harmonica entre le 24 et le 28 août 2005.
Alors, vaux mieux prévenir : pilules, granules, gélules, sans oublier les petites bulles vertes pour le bain, avec essence artificielle de sapin, qu’on trouve dans tout bon Dollarama. Lise a déployé tout l’arsenal et rien n’a été épargné pour l’aider à stabiliser ses humeurs et les vôtres. Un journaliste averti en vaut deux (surtout avec un p’tit coup dans le nez !). Sachez que Lise n’hésitera aucunement à recourir à l’usage des électro-chocs si nécessaire. D’ailleurs, notre attachée de presse a déjà pris un rendez-vous pour son drainage du colon annuel, une thérapie tout aussi « choc », et oh ! combien libératrice, qui lui permettra de fermer sa shop en beauté le 22 décembre, pour amorcer les préparatifs de sa légendaire liquidation du temps des Fêtes.
En attendant, les cyclothymiques n’ont qu’à bien se tenir : HUIT lancements de disques, UN lancement de DVD, TROIS festivals dont Coup de cœur francophone, SEPT spectacles dont DEUX supplémentaires, UNE soirée bénéfice sans compter, UNE oeuvre humanitaire à l’intention de musiciens orphelins laissés à l’abandon par un public sans cœur, et qui attendent, les yeux larmoyants, des parents mélomanes à l’âme charitable qui voudront bien partager leur passion et danser quelques petits rigodons avec eux, sur des airs d’opéra.
Bref, les neurotransmetteurs médiatiques de Lise fournissent à pleine capacité. Les pompes sont ouvertes et continueront d’assurer le transport des informations pour chacun de ces événements en temps opportun. Aucune spéculation ne sera faite en lien avec la hausse vertigineuse du prix du litre d’essence (même si Lise s’en tape depuis qu’elle habite et travaille dans le 450, aime-t-elle le souligner « sssôôôdâââ, lââ, laâ ! »).
Donc, en attendant le burn-out du mois de mars, vous pouvez consulter le calendrier qui suit.
COMMUNICATIONS LISE RAYMOND
Calendrier des événements – Automne 2005
SEPTEMBRE 2005
12 septembre : Lancement du 2e album de Jamil
15 septembre : Supplémentaire de Patrick Norman
16 septembre : Supplémentaire de Bori
21 septembre : Lancement du 2e album Caiman Fu
29 septembre : Sortie du DVD de Romulo Larrea et lancement du 2e album de Belle et bum
OCTOBRE 2005
1er octobre : Adoptez un musicien
5 octobre : Lancement du disque de Louise Portal
6 octobre : Dévoilement de la programmation de Coup de cœur francophone
13 octobre : Lancement du CD Le Zoo / 20 ans
19 octobre : Spectacle de Jean-Guy Moreau à la PDA
20 octobre : Première du spectacle de Jamil au Lion d’Or
NOVEMBRE 2005
1er novembre : Lancement de l’album de Gage
3 au 13 novembre : Coup de coeur francophone
4 novembre : Soirée bénéfice pour La rue les femmes (porte-parole : Lynda Johnson)
9 novembre : Lancement du 2e cd d’Ève Cournoyer
15 novembre : Spectacle Tango du cœur de Romulo Larrea au Corona
21 novembre : Lancement de l’album de Corneille
28 novembre : Conférence de presse Festival en chanson de Petite Vallée
29 novembre : Première du spectacle de Francesca au Lion d’Or
DECEMBRE 2005
1er décembre : Première du spectacle de Caïman Fu
6 décembre : Lancement du 2e CD de Madrigaia
19 décembre : Spectacle de Noël de Laurence Jalbert
15 août 2005 Aucun commentaire
Lise Raymond et l’acte manqué
Lise va bientôt écrire une nouvelle page de sa tumultueuse vie d’attachée de presse, mais ne la cherchez plus dans la grande ville… Lise et le smog de 5 à 7, c’est bien fini ! Mission accomplie !
De retour au bercail dans SA rive sud natale, Lise Raymond est comblée et baigne dans l’insouciance retrouvée. Ainsi, la chaleur accablante ne l’indispose plus, pas plus que la flambée des prix du pétrole. La marée humaine qui engloutira les ponts de plus belle quand le Casino de Montréal s’établira sur l’île… elle s’en tape ! N’empêche, de là à dire que cette intrusion du vice dans la vie de l’un des quartiers les plus défavorisés de Montréal la laisse de glace… Lise est humaine et reconnaît qu’elle n’échappe pas au pouvoir et à l’attrait magique des chiffres. Voici l’histoire…
Tout a commencé le jour où Lise misa, TOUT À FAIT PAR HASARD le 450 à la Quotidienne 3 chiffres. Pourquoi Lise avait-elle décidé de miser précisément cette journée-là, elle qui, jamais de toute sa vie d’attachée de presse, ne s’était adonnée à ce vice ? Intuition ? Flash ? NON !!! Comme tous les après-midi, Lise abandonnait clients, téléphones, meetings, collègues et paperasses pour alimenter au plus sssôdââ, un parcomètre de la Ville de Montréal, avide de petite monnaie. Lise, donc, empocha la petite monnaie et fila à toute allure en direction de l’engin, oubliant le précieux billet sur le comptoir du dépanneur.
Anodin, pensez-vous ? Oh que non ! En psychologie, on appelle ça un « acte manqué ». En fait, en arrivant sur les lieux le mot « VIOLATION » vint assombrir une journée déjà marquée par les nombreux griefs qu’elle avait pieusement lancés en direction du cosmos le matin même, alors qu’elle entamait une autre périlleuse traversée du pont Jacques-Cartier. C’est alors qu’une prière à l’Éternel traversa comme un éclair la zone du cerveau de Lise affectée au déménagement : « Ssôôôve ma shop du 514 !!! » lança-t-elle. Trois chiffres, la combinaison de billet de loterie 450, suivirent. À compter de ce jour, un peu comme pour ces illuminés qui voient le 11h11 partout, Lise Raymond, elle, se mit à voir la combinaison de son billet de loterie.
Morale… Un billet de loterie ça change pas le monde sauf que… un parcomètre ça peut le faire déménager en ssssôôôdaaa !
C’est dans des locaux, jadis occupés par une institution financière (est-ce un signe ?), que Lise fait maintenant sa boss. Transformée en îlot de la culture, l’ancienne Caisse Populaire située sur la rue Ste-Hélène abrite désormais les Productions Serge Paré, les Productions Jean-Pier Doucet et les Productions Marie Bujold. Maintenant, Lise peut hurler sa victoire spirituelle sur le toit du BLOC 450.
Validation… Si vous ne croyez toujours pas en la magie des nombres, observez bien le numéro de téléphone des Communications Lise Raymond.
(450) 640-0500
2 fois le 4
2 fois le 5
5 fois le 0
Et le 64… Que faire du 64 ? Accident de parcours ? Erreur ? Eh bien sachez que l’erreur n’existe pas dans le cosmos. Les deux chiffres 6 et 4 sont là pour souligner le passage du 514 au 450.
Voyons voir : soustrayons
514 - 450 = 64.
N’est-ce pas magique ? NON ! C’est le DESTIN.
On ne saura jamais si la combinaison de la Quotidienne 3 chiffres était gagnante cette fois-là. De toute façon, cela n’a aucune importance car Lise est peu attachée aux biens de ce monde, à part bien sûr ses précieux bâtons de golf dont elle fera un usage abusif du 8 au 31 juillet 2005 alors qu’elle profitera du beau temps et des vacances pour arpenter les terrains de golf de la belle province. Des vacances bien méritées pour Lise et un baptême appréhendé pour Larissa, son adjointe, qui tiendra le phare en son absence.
Bonnes vacances à tous !
3 juillet 2005 Aucun commentaire
Lise Raymond de retour dans le 450
En réponse aux demandes pressantes des fidèles lecteurs qui figurent sur l’imposante liste d’envois des Communications Lise Raymond, voici un communiqué qui renoue avec la tradition qui avait fait d’elle l’attachée de presse la plus farfelue au nord du 45e parallèle, tradition qui avait été établie à l’origine dans le but avoué d’exaspérer ses collègues et de leur faire perdre un temps précieux.
Bien sûr, vous saviez tous que quelque chose ne tournait pas rond chez Lise Raymond. Qui ne l’aurait pas deviné ? Mais, au fil des mois, Lise avait fini par imposer son style. Vous en étiez venus à accepter ses petits délires avec un sourire bien fendu. Vous aviez appris à lire entre les lignes, tout l’amour de Lizzz pour le showbizzz. Vous étiez même devenus accros, jusqu’au jour où… choc brutal, plus rien… silence radio ! Tous, statistiques à l’appui, se sont posés la question suivante : était-ce froidement calculé ? Inutile désormais de spammer notre boîte de réception et de faire piquer une crise à Lise qui est obligée de trier, à grands coups de « sôÔdàà, là, làà » (quel accent inimitable !), les 25 673 courriels qu’elle reçoit quotidiennement sous l’œil compatissant de Larissa, sa nouvelle adjointe. Voilà donc, à la demande générale, l’explication officielle que vous attendiez.
Lise, figurez-vous, LA Lise Raymond des Communications Lise Raymond s’est découvert un côté zen qu’elle exprime depuis à travers sa passion pour le GOLF. Vous comprendrez que, maintenant partagée entre sa nouvelle passion et les mille et une attentions qu’elle porte à sa clientèle, le temps lui fait cruellement défaut.
Mais, qu’à cela ne tienne, elle reprend aujourd’hui le flambeau avec des propos toujours aussi saugrenus, propos que moi, Su, sa nouvelle recrue, tenterai de vous communiquer aussi fidèlement que possible. Supportée par son équipe de rédaction (Eroger, mon fidèle ordinateur, et moi-même), Lise Raymond, qui s’est intronisée elle-même pour l’occasion « Cheufff de pupitre », veut ainsi ajouter son grain de sel à la méga-dose d’absurdité contenue quotidiennement dans l’actualité. Certaines contraintes budgétaires nous limitent toutefois à une parution par mois. Voici donc, après quelques années d’absence, un premier communiqué, fraîchement sorti de la Salle des nouvelles des Communications Lise Raymond.
Bonne lecture !
Pour diffusion immédiate
Lise Raymond, qui avait dû céder aux pressions du milieu d’affaires montréalais et s’établir dans la grande ville pour se retrouver tous les matins, depuis huit longues années, embourbée dans les nids de poule qui jonchent ça et là les rues de la métropole, a réalisé, quelques tickets de stationnement et plusieurs crises de nerfs plus tard, qu’elle pourrait s’éviter un carambolage ainsi qu’un cancer du cerveau en éliminant de ses activités professionnelles l’utilisation du téléphone portable sur le pont Jacques-Cartier aux heures de pointe. Que de temps retrouvé, estime-t-elle, temps qu’elle pourra désormais investir dans son redoutable swing…
Voici donc la nouvelle adresse à compter du 19 juin 2005 :
Communications Lise Raymond
761, rue Ste-Hélène
Longueuil (Québec) J4K 3R5
(450) 640-0500
Par ce retour triomphal dans la banlieue sud de Montréal, Lise Raymond veut se faire l’ambassadrice de la culture longueuilloise et couper le sifflet pour de bon aux mauvaises langues qui colportent depuis trop longtemps une image négative du 450 en remâchant toujours les mêmes maudites blagues plates qui tournent autour de la prolifération des tondeuses à gazon et de leurs heureux propriétaires. Ainsi songe-t-elle très sérieusement à faire la promotion partout à travers le Québec de la fameuse « coupe Longueuil ».
Véritable sculpture capillaire qui, on s’en souvient, avait dénaturé le paysage québécois au cours des années 80, la coupe Longueuil « revisitée » (pour plugger ici une expression branchée) serait de nature à redonner leur fierté aux riverains du côté sud de Montréal. Une mission hautement culturelle !
Re-bienvenue chez vous, Lise !
1 juin 2005 Aucun commentaire
Lise Raymond perce le mystère de Noël
Noël arrive. Vous l’avez sûrement remarqué puisque les magasins le proclament au néon depuis le jour suivant l’Halloween, avides qu’ils sont de nous voir surconsommer à chaque fête légale. Avec Noël, nous assistons au retour d’un tas de traditions charmantes, mais, convenons-en, incongrues. Pourquoi la messe a-t-elle lieu à minuit ? Pourquoi mange-t-on de la dinde et pourquoi la fourre-t-on aux atacas ? Pourquoi offre-t-on un biscuit et un verre de lait à un pur étranger qui entre chez nous par effraction et comment croyons-nous enseigner la prudence la plus élémentaire à nos enfants de cette façon ? Toutes ces questions, vous comprenez bien, sont venues taquiner l’esprit toujours en ébullition de notre Lise Raymond nationale, celle qui possède la célèbre entreprise de communications qui porte son nom. Après une enquête exhaustive, elle vous livre ici le fruit de ses recherches, espérant jeter un éclairage nouveau sur cette fête désacralisée. Avouez que vous êtes impressionnés par l’utilisation de l’adjectif « désacralisée ». Enfin, bref, hors propos, revenons à nos moutons (ceux qu’on retrouve sous la crèche)…
Première tradition : le Père Noël. Les érudits dans la salle vont tous commencer à nous raconter l’histoire de Saint-Nicolas (pour son origine) et de Coca-Cola (pour son apparence actuelle). Eh bien vous avez tout faux ! Un point négligé par tous, c’est que le gros monsieur rouge, il est albinos. Le symbole est là. Papa Noël manque de mélanine, ce qui fait qu’il n’a pas de couleur, qu’il n’est d’aucune race. Il s’agit d’une invitation à célébrer un Noël sans frontières, où culture et couleur de peau n’ont pas leurs places. C’est peut-être aussi une façon subtile de nous rappeler qu’il faut penser à Pierre Bourgault de temps en temps, mais, bon, on n’est pas sûr, c’est ça le propre des symboles, d’être un tant soit peu obscurs…
Pourquoi le Père Noël doit-il passer par la cheminée maintenant ? Il pourrait passer par beaucoup d’autres endroits, mais il choisit la cheminée. Si on y pense un peu, c’est très simple. Un être humain qui passe par un couloir sombre et étroit, c’est tout ce qu’il y a de plus freudien comme symbole : il naît, simplement. Il part du toit-utérus, passe par la cheminée-vagin et tombe dans le foyer-sein maternel. Ensuite, il nous apporte des cadeaux-ovules qu’il dépose au pied du sapin-phallus. Ça saute aux yeux.
À partir de là, tout prend un sens. Le Père Noël en rouge, c’est le sang, la douleur de l’enfantement; le verre de lait, c’est la lactation maternelle; le bas accroché à la cheminée, c’est le condom abandonné; les grelots après les chevaux, c’est un paquet de petits testicules qui se rappellent à nous. Et ça, c’est sans compter ce désir irrépressible qu’on a de fourrer la dinde. Vous comprenez pourquoi maintenant les mononcles feelent cochon rendu au dessert ?
De plus, apprenez que le gui était un symbole de fertilité chez les anciens Gaulois. Même si on s’embrasse chastement en dessous, ça veut quand même dire qu’on a envie de procréer là, dans l’entrée, comme des pervers, devant toute la parenté.
Oubliez l’histoire de l’albinos : tout est relié. S’il n’y avait pas tous ces symboles pour sublimer nos instincts les plus archaïques, la fête de Noël serait une gigantesque orgie avec pour conséquence, neuf mois plus tard, l’arrivée d’un paquet de consanguins qui viendraient abâtardir la race humaine et appauvrir son patrimoine génétique.
Je vous le dis, Noël, c’est une question de survie. Méditez là-dessus pendant vos vacances des Fêtes !
Joyeux Noël, les amis !
25 décembre 2000 Aucun commentaire
Lise Raymond est hantée par son passé
Certains attachements semblent cosmiques : la mystérieuse personne qui nous sourit toujours au café du coin, l’ami qui appelle à chaque fois qu’on pense à lui, le caniche qui prend notre jarret pour une poupée gonflable. Ces liens ont quelque chose de surnaturel. On dirait qu’ils ont été cultivés dans des vies antérieures — pour autant, bien sûr qu’une vie antérieure, ça existe, mais quand on regarde Néron et Pierre Bourque et qu’on fait un parallèle, on n’en doute pas un instant.
Prenez le cas de Lise Raymond, oui, celle des communications du même nom. Tous ceux qui ont lu son autobiographie savent qu’avant de fonder son entreprise cotée en bourse (« Une valeur sûre » selon Fidelity Investement), Lise a fourbi ses armes comme relationniste de presse dans différents bureaux, entre autres ceux de BMG Québec. À cet endroit, elles bossaient en compagnie de CAROLINE LAGUEUX, une bonne pote avec qui elle a toujours gardé contact par la suite. Alors voilà, Caroline a décidé, il y a peu, d’embrasser la merveilleuse carrière de pigiste, ce merveilleux état professionnel où l’on apprend à ramasser ses reçus et à se passer d’assurance-chômage. Après avoir fait ce que tout bon pigiste fait, c’est-à-dire squatter son domicile et l’ensevelir sous des tonnes de paperasse gouvernementale, elle s’est lassée et est partie à la recherche d’un beau bureau tout neuf où elle pourrait faire des cochonneries sur la photocopieuse sans être constamment interrompue par des Témoins de Jéhovah.
Et c’est là que la coïncidence mystique est survenue : Lise, ayant tout récemment perdu sa partenaire d’espace (néologisme pour désigner un coloc), cherchait quelqu’un pour cohabiter professionnellement dans ses bureaux sis sur la rue Saint-Denis. Caroline et elle se sont donc parlé et puis pouf ! les voilà-ti pas voisines de bureau comme dans le temps, en 94, cette époque folle où tout semblait permis, y compris payer avec des deux piasses en papier.
Certains cyniques dans la salle n’y verront là qu’une anecdote banale, pas de quoi faire un communiqué, surtout après deux mois de silence. Mais l’histoire de deux âmes qui se retrouvent, d’un couple qui se reforme, ça ne fait pas du bien, vous pensez, ce n’est pas une belle leçon de vie, un bémol chantant face à la vague ambiante de séparation et de passion déchirée. Prenez deux minutes pour méditer tout ça en sniffant de l’encens et vous verrez qu’un peu de bonheur une fois de temps en temps ça fait du bien NON MAIS ON N’A PAS LE DROIT D’ÊTRE HEUREUX BORDEL DE MERDE !!!
La communication vient subitement d’être rompue, pardon… Lise Raymond tient à assurer tous ses lecteurs qu’elle est foncièrement désolée et que c’est la dernière fois qu’elle commande un communiqué en plein SPM (PMS pour les anglophones). Elle assure qu’elle ne voulait qu’annoncer l’arrivée de Caroline dans les bureaux attenants au sien, et non pas ergoter sur des sujets complexes comme le mal de vivre de l’Homme contemporain. Elle voulait aussi noter la présence d’une autre Lise Raymond dans le milieu de la relation de presse et s’en étonner en abordant le sujet de la dualité humaine au moyen d’un essai intitulé Lise Raymond et son double, texte écrit en résonance avec Le Théâtre et son double d’Antonin Artaud mais là, vous imaginez, on l’aurait taxée d’intellectualisme à outrance et on lui aurait proposé de faire les relations de presse de Léa Pool. Alors autant conclure en disant que c’est la fin et on se reparle quand ça ira mieux…
5 octobre 2000 Aucun commentaire
Lise Raymond et les ressources humaines
Qui a une entreprise ici ? Levez la main. Non, nous ne nous adressons pas aux simples salariés ou contractuels qui n’ont d’autres soucis que de se poster près de la boîte aux lettres pour attendre leur chèque et faire parfois un burn-out, mais bon, c’est juste parce qu’ils ont une petite constitution. Nous désirons parler à ceux qui ont la fibre de l’entrepreneurship : les bâtisseurs, les décideurs, ceux que l’on surnomme le Québec de demain, tant que demain, ce n’est pas un jour de fin de semaine. C’est avec ces gens qui connaissent la vraie signification du mot « risque » (et du mot « accident cardio-vasculaire ») que nous désirons nous entretenir du sujet du mois : les ressources humaines. Les autres, pendant ce temps-là, peuvent continuer à recevoir leur T-4 et nous laisser jaser entre grandes personnes…
Tout le monde sait qu’un des départements les plus difficiles à gérer dans une entreprise, c’est celui des ressources humaines. Parce qu’un être humain, ce n’est pas un chiffre — à part peut-être dans l’expression 69. Un homme, une femme, ce sont de complexes petites machines pleines d’enfance malheureuse et d’Oedipe mal résolu qui ne se laissent pas enrégimenter aussi facilement que des caniches bien nourris. LISE RAYMOND, celle dont l’entreprise porte son nom, possède une grande expérience en la matière. Ayant eu à gérer quotidiennement de vastes équipes de une personne depuis au moins quatre ans, elle sait désormais qu’il ne faut pas leur crier après plus de quinze heures par semaine, sinon ils essaient de se négocier un comprimé de Prozac par jour dans leur convention collective.
Elle a appris également qu’un employé agit exactement comme un homme. À un moment donné, il part. Il peut avoir les pires raisons du monde, comme les meilleures, ce n’est pas grave : il part ! Pourquoi on n’entend pas plus souvent Le Temps qu’il nous reste de Fernand Gignac dans les partys de bureau ? Fouillez-moi pourquoi ! Un employeur a deux choix lorsque ceci se produit, un peu comme lors d’une peine d’amour : s’attrister sur son pauvre sort ou gifler l’énergumène en lui disant qu’ils sont tous pareils. Il existe bien sûr une solution mitoyenne : se quitter dans la joie et l’allégresse en se remémorant les bons moments passés. Ça arrive parfois dans les films américains. Mais dans l’ensemble, il faut se souvenir que d’une façon ou d’une autre, ça va coûter 4%.
Tout ça pour dire que ce qui devait arrivé arriva. Sofie Raymond, fidèle assistante de Lise depuis deux ans a quitté l’entreprise au mois de mai dernier. Ses raisons lui appartiennent. Mais Lise, comme une amoureuse éconduite, a fait ce qu’on fait dans ce temps-là : elle s’est précipitée sur une béquille. Fallait bien cicatriser la plaie… Elle n’était pas pour rester là à regarder le bureau de Sofie en soupirant, la tête penchée sur le côté. Y a des limites à l’apitoiement…
Alors voilà, elle a engagé Maggy. Maggy Roy, pour être précis. Une nouvelle fille au bureau, qui comme les autres, va partir à un moment donné, car c’est ce que les employés font. Mais entre temps, Lise a l’intention de se faire respecter. Oh v! que oui… C’est pourquoi Lise appelle désormais sa nouvelle employée « Maggy s’tie ! ». « Maggy s’tie ! appelle La Presse ! » « Maggy, s’tie ! apporte-moi le dossier de Coup de cœur francophone ! » « Maggy s’tie ! dis-y que chu en réunion. ». Au diable la co-gestion avec partenariat intégré. La bonne vieille relation amour/haine entre le boss et l’employé, y a que ça de vrai.
Ne vous surprenez donc pas si vous entendez Lise parler grassement au bureau. C’est simplement sa façon à elle de gérer sa ressource humaine. Faut se faire respecter, non de non.
P.-S : Lise tient à préciser qu’elle sera en vacances du 26 juillet au 14 août 2000. Et que cette année, ELLE NE CHANGERA PAS SES DATES ! Ça fait partie de son nouveau mode de gestion : le respect total et absolu des besoins du boss. Mais pour montrer sa magnanimité, elle a magnanimement consenti des vacances à Maggy s’tie qui ne sera pas là les 28 et 31 juillet 2000 ainsi que les 1er et 2 août 2000. Veuillez donc noter que la shop sera entièrement et totalement fermée ces dates-là. Merci.
21 juin 2000 Aucun commentaire
La comptable de Lise Raymond et la culture japonaise
Fin avril. Oui, mesdames et messieurs, c’est le temps béni de l’année où notre argent est aspiré mystérieusement par le trou noir de nos capitales nationales. C’est également le temps où ceux qui ont choisi la vie calme et rangée de comptable éprouvent enfin la dure réalité de la vie de travailleur autonome. On dira ce qu’on voudra, mais ça fait parfois du bien de voir d’autres que soi faire du 90 heures/semaine et se nourrir de café par intraveineuse…
Mais loin de nous l’idée de narguer qui que ce soit. Au contraire : LISE RAYMOND, celle qui possède l’entreprise de communication qui porte son nom, veut rendre hommage ici à sa comptable personnelle, la très importante LISE PLOURDE, et, par extension, à tous ces comptables qui travaillent dans l’ombre des PME, soutenant parfois celles-ci à bout de bras, insufflant à la fois courage et réalisme à leur propriétaire. Car, en effet, sans comptable, que serions-nous ?
Probablement en prison, mais là n’est pas la question…
Pour lui rendre hommage donc, nous avons pensé lui donner la parole sous forme de haïkus — vous savez, ces charmants petits poèmes japonais faits de deux vers pentasyllabiques, et d’un autre, heptasyllabiques. Vous connaissez, non ? Le Reader’s Digest japonais en est plein…
Peu importe. Si la merveilleuse comptable de Lise Raymond écrivait des haïkus, ça ressemblerait selon nous à ceci :
Comment être riche
Y en rentre plus qu’il en sort
Principe de base
Aime ton prochain
Surtout s’il est sage et bon
Et gérant de caisse
Achat de BM
Promo d’Evan Joanness
Ça balance pas
Quatre-vingt-dix jours
Pour un compte recevable
Menaces de mort
Le premier du mois
Ça vient vite en torpinouche
Marge de crédit
Oublié un reçu
Intransigeante comptable
Retourne le chercher
Pas payer d’impôt
Truc facile à retenir
Ne fait pas d’argent
Quatre-vingt-dix jours
Mais pour un compte payable
Regarder ailleurs
Désir de grandeur
La comptable est la sagesse
Fuck l’augmentation
Une fois par mois
Fouillis de Lise Raymond
Patience infinie
Sentez-vous libre de les découper et de les coller sur la machine à café. Les Lise Plourde de ce monde le méritent bien, allez…
26 avril 2000 Aucun commentaire
Lise Raymond pratique un métier qui n’est pas de tout repos
Il y en a qui sont prêts à n’importe quoi pour ressentir la poussée d’adrénaline que procure le danger. Prenez juste le Français qui se prend pour Spiderman, celui qui escalade tous les gratte-ciels de la planète sans corde, sans filet, et probablement sans santé mentale. De deux choses l’une : ou il en avait vraiment marre de se faire harceler par les représentants des compagnies d’assurance-vie et il a pris les grands moyens; ou il a été élevé par une famille d’écureuils et il en a gardé des séquelles sévères; on l’imagine faisant des provisions monstres à tous les automnes. Eh bien ! à ce personnage assoiffé de sueurs froides, nous ne dirons qu’une chose :
« Moumoune ! »
Vous avez bien lu : « Moumoune ! » L’angoisse qu’il éprouve, accroché aux parois des buildings de ce monde, n’a rien, mais alors là rien, de comparable à ce que ressent chaque jour LISE RAYMOND — oui, la Lise Raymond des Communications du même nom. Car le métier de relationniste dans le merveilleux monde du showbiz québécois est rempli de dangers innommables que nous allons vous nommer de toute façon.
La terreur est là, tapie dans chaque repli du quotidien. Imaginez l’horreur de vivre dans la crainte perpétuelle de réveiller un musicien, peu importe l’heure à laquelle vous l’appelez dans la journée. Imaginez l’anxiété éprouvée quand on vous demande de faire le tracking radio d’un groupe de musique klezmer au AM de Matagami. Imaginez l’effroi ressenti lorsque vous devez partir de CIBL, vous rendre à TQS, revenir à Radio-Canada, voler vers CKOI, puis finir à CISM, tout ça en une heure et demi, en pleine heure de pointe, en parlant au cellulaire, et en demandant à Patrick Bruel de vous lâcher la cuisse.
Imaginez : à chaque première, à chaque lancement, à chaque événement public, vous risquez de tomber face à face avec madame Minou. C’est sans issue : il est impossible de se camoufler derrière un hors-d’œuvre. Si son orbite croise la vôtre, vous voilà tremblant, en sueur, pareil à la chèvre de Monsieur Seguin face à son destin.
Imaginez : vous ne savez jamais quand un artiste va soudain se prendre pour un terroriste du Jihad islamique et se mettre à bûcher sur tout ce qui bouge dans un avion. Une relationniste a beau aimé recevoir les appels des journalistes, mais quand le téléphone se met à sonner comme dans la dernière heure d’un téléthon, comment ne pas éprouver une peur panique ?
Non, ce métier n’est pas de tout repos. La frayeur est son lot quotidien. L’épouvante est chaque jour au rendez-vous. Allez-y ! Offrez-vous des sensations fortes : sautez en parachute, plongez en bungee, allez voir I Know What You Did Last Summer part 12 . Jamais vous ne connaîtrez le danger si vous ne passez pas au moins une journée dans la peau de Lise Raymond !
Mais à part ça, ça va bien…
1 mars 2000 Aucun commentaire
