Catégorie — Vieux communiqués
Lise Raymond et le mystère du – 30 –
« (…) Alors n’oubliez pas, Jean Faber présentera son excellent spectacle aux Galeries Matanoise le lundi 23 avril. Il sera accompagné à l’orgue par Daniel Hétu, lui-même accompagné à la batterie par l’orgue. Venez en grand nombre ! »
– 30 –
Et voilà ! Encore un communiqué banal — peut-être plus que la moyenne ici — qui se termine par le sempiternel tiret, 30, tiret. Comme toujours, le rédacteur a apposé ce code chiffré au bas de son texte en voulant signifier que le papier pouvait être diffusé immédiatement. Le journaliste, lui, l’a reçu, et a compris qu’il fallait s’empresser de mettre ce document dans la déchiqueteuse. De toute façon, ni l’un ni l’autre ne se sont interrogés sur l’origine du code, car il existe depuis que le monde est monde, alors pourquoi se pencher sur la question, il y a bien d’autres choses à faire d’important dans la vie, les annonces de Liberté 55 sont entre autres là pour nous le rappeler.
C’est pourtant le genre d’énigme qu’aime résoudre LISE RAYMOND — oui, celle des communications du même nom. En effet, qui a établi que le nombre 30 voulait dire : « C’est correct, tu peux le passer dans le journal ? » Ce n’est pas comme s’il s’agissait d’un code élaboré où différents chiffres expriment différentes choses. (Par exemple : 30 = diffusion immédiate, 40 = diffusion la semaine prochaine, 50 = diffusion quand ça vous adonne, 60 = câlissez-vous-en, on est subventionné.) Non… Il n’y a que le 30 qui sévit et, à moins de contorsions intellectuelles énormes, il est impossible de trouver un rapport quelconque entre cette valeur numérique et sa signification journalistique.
Lise a donc enquêté. La majorité des gens interrogés ont répondu : « Get a life ! », ce qui, on en convient, ne permet en rien d’élucider le mystère. La première à fournir un début de semblant de réponse a été Valérie Letarte, la célèbre chroniqueuse. Elle a proposé l’explication suivante : les communiqués, au départ, s’adressant à la radio, on inscrivait le nombre 30 au bas du texte pour indiquer la durée du message, soit 30 secondes; le chiffre serait resté ensuite là où le trouve maintenant par convention. Théorie intéressante, soit, mais qui ne soutient pas une analyse plus poussée. Car il devait y avoir aussi, à l’époque, des messages de 60 secondes — donc des « - 60 - » — qui ne se sont sûrement pas évaporés comme ça dans les brumes de l’histoire. Si la théorie était valide, il resterait certainement quelque part un vieux snoro d’attaché de presse qui se tromperait en les transcrivant. Ça donnerait quelque chose comme :
(…) N’oubliez pas : Aimé Major se fera un plaisir de chanter à votre mariage si vous voulez bien lui indiquer où se trouve le micro. Appelez au ***-**** et laissez sonner longtemps, longtemps…
– 60 –
L’autre réponse obtenue par Lise attribue l’origine du code à un journaliste réputé qui serait mort à la guerre. Paraîtrait que le nombre 30 serait la dernière chose qu’il aurait écrite avant de partir pour l’autre monde; on utiliserait donc maintenant le « - 30 - » pour lui rendre hommage. Si on excepte le fait qu’Isabelle Lemoyne, du Point J, et Patricia Huot, de l’agence Huot et Desaulniers, ait confirmé cette histoire sans s’être consultées, on doit reconnaître qu’il n’y a rien là-dedans qui puisse être pris au sérieux. Ça sent la légende urbaine à plein nez… La grande question, c’est : pourquoi aurait-il écrit ça avant de mourir ? Au crépuscule de notre vie, on veut léguer une grande pensée à la postérité. On écrit quelque chose comme « Alea jacta est », ou « L’homme naît, souffre et meurt », ou « Aïolledon ciboire ! » à la limite, mais pas « 30 » ! De toute façon, entendons-nous, les derniers mots rédigés par un journaliste ne peuvent être que : « Est-ce que ça va faire la une ? » Alors, non, on n’embarque pas dans ce mythe charmant, mais peu crédible.
Comme Roswell et la carrière de Ménik, le mystère reste donc entier. Pourtant, il ne faut pas chercher de midi à 14 heures. L’explication la plus simple possible selon nous est celle-ci : une attachée de presse gazée, au bord du burn-out, a un jour voulu écrire « WO ! » à la fin de son texte, mais son doigt a glissé, et elle a tapé sur le « 3 » à la place du « W » — il est juste au-dessus. Comme elle en avait marre, elle ne s’est pas relue, c’est resté comme ça, et les journalistes — qui adorent ce qu’ils ne comprennent pas — ont immédiatement diffusé le papier. Pas folle, l’attachée de presse a recommencé, et quand les autres ont vu que ça marchait, ils ont emboîté le pas. Voilà. C’est moins romantique, mais ça sonne diablement plus vrai.
De toute façon, si vous connaissez la réponse, ou si vous avez vous aussi votre petite théorie, faites-nous-la parvenir. Ensemble, nous résoudrons cette énigme et pourrons redonner le sommeil à Lise qui, depuis que la question la turlupine, n’arrive plus à fermer l’œil. Écrivez en grand nombre…
– 30 –
10 juillet 1999 1 commentaire
Les Nouvelles de l’Ise (mauvais jeu de mot avec « Les Nouvelles de l’Est »)
Ce mois-ci, Lise Raymond, celle des Communications qui portent son nom, a beaucoup de choses à vous communiquer. Allons-y donc par article, comme dans un journal (d’où le titre ci-haut).
À PROPOS DE LA SAINT-JEAN-BAPTISTE
La Saint-Jean approche. Cette année, le comité d’organisation a décidé de dépolitiser la fête, entre autres en établissant une partie du trajet du défilé dans l’ouest de Montréal. L’initiative de redonner la fête nationale à tous les Québécois est excellente. Mais les Communications Lise Raymond pense qu’il serait possible d’aller plus loin en permettant à vraiment TOUS les Québécois de proposer leurs chars allégoriques. Voici quelques suggestions :
• LE CHAR DE PIERRE BOURQUE
M. Bourque trône sur un immense dragon chinois, décoré de lanterne chinoise, transporté par 25 Chinois pendant que des musiciens chinois interprètent des chansons chinoises. Pour éviter de froisser les susceptibilités, «Montréal» est écrit sur le côté du char. En chinois.
• LE CHAR DU GRAND ANTONIO
Pour une fois, c’est un autobus qui le traîne. Il lance des cartes postales aux gens et écrase ceux qui refusent de payer.
• LE CHAR DES PHARMACIENS DONT LE NOM DE FAMILLE EST N’GUYEN
Une Mazda équipée d’une fontaine d’où jaillit un paquet d’antibiotiques de toutes les couleurs. Un haut-parleur vocifère une chanson intitulée : « Vous avez votle plescliption ? »
• LE CHAR DES COLS BLEUS DE LA VILLE DE MONTRÉAL
Concept : un col bleu conduit un camion de la ville et dix confrères éparpillés un peu partout sur le trajet le regarde travailler.
• LE CHAR DES GENS DE MURDOCHVILLE
Un pick-up avec une tête d’orignal sur le capot. L’orignal fait des clins d’oeil aux enfant et crache du plomb.
Enfin, et non le moindre :
• LE CHAR DES RELATIONNISTES DE PRESSE
Trois camions : Sur le premier, on répond au téléphone; sur le second, on est dans un 5 à 7; sur le troisième, on lance des CD dans le public. Les figurants courent d’un camion à l’autre comme des fous. Possibilité d’avoir un quatrième camion plein de lit pour illustrer le burn-out.
À PROPOS DU MOTS CROISÉS
Croyez-le ou non, la grille indéchiffrable du mois dernier, qui portait sur la génitalogie, a été décryptée ! Et qui, demanderez-vous, y est parvenu ? Nul autre que Louise Beaudoin, oui, oui, la Louise Beaudoin des Productions Louise Beaudoin, encore elle, la torpinouche. Fait à noter, elle n’a pas réussi l’exploit seule, mais grâce à l’aide de son conjoint, le chanteur Robert Paquette (on se souvient de « Bleeeeeu et blanc… ») et de sa mère, Renée (on se souvient de « Louuiiiise, vient souper… »). Ce qu’il y a de troublant maintenant, c’est d’imaginer le couple bûcher sur une définition et la maman qui intervient tout à coup : «CLITORIS ! Je l’sais, je l’sais, c’est CLI-TO-RIS ! »
Un peu inquiétant, non ?
Enfin, un autre petit génie a réussi à compléter la grille. Il s’agit de Richard Petit, ex-membre de l’Affaire Tournesol, formation finaliste de l’Empire des Futurs Stars en 1997. Richard prépare un album solo qui devrait paraître en février 2000 sur l’étiquette Disques Double. Un simple est prévu cet automne. Décrocher un contrat de disque et terminer un mots croisés de Lise Raymond dans la même année, c’est autant de signes que Richard est sur une sacrée lancée. Si j’étais lui, je m’achèterais un gratteux ou un 6/49, ou je participerais au concours mademoiselle Bikini Village 2000 au Tops le vendredi soir…
Le fait qu’il y ait des gagnants ne devrait pas vous empêcher d’essayer de compléter la grille. Après tout, les défis n’ont jamais fait de mal à personne, si on excepte ceux du genre « T’es pas game de traverser la 20 à reculons en ski de fond ». Pour vous aider, voici un indice : la troisième lettre du 12 vertical est un « n ». Les paresseux, au rythme d’une lettre par mois, auront donc complété la grille dans 12 ans.
Soyons patients.
À PROPOS DES VACANCES
Veuillez prendre note que le bureau des Communications Lise Raymond sera fermé les 20-21-22 et 23 juillet 1999. Lise sera à ce moment quelque part en train de ne pas penser à vous. Ne le prenez pas mal. Il est probable qu’en même temps, vous soyez quelque part en train de ne pas penser à elle.
Notez également que vous ne recevrez pas de communiqué maison des Communications Lise Raymond au mois de juillet. Le comité de rédaction, après d’ardentes négociations syndicales qui ont failli tourner au vinaigre, a réussi à obtenir un congé pour ce mois. En échange, le comité devra faire du tae-bo tout nu aux tam-tams les 3 dernières semaines d’août.
À PROPOS DE BACON
Pour empêcher les tranches de bacon de se tordre dans tous les sens, trempez-les dans l’eau froide avant de les faire cuire.
À PROPOS DES GASTRO-ENTÉRITIQUES
Évitez les longues randonnées en deltaplane.
15 juin 1999 Aucun commentaire
Lise Raymond stimule votre intellect (et le reste)
Attention, amateur de défi ! Si vous avez peiné sur la grille de mots croisés que Lise Raymond vous a proposée il y a deux mois, vous risquez de trimer sur celle qui vous est offerte ce mois-ci comme un aveugle quadraplégique dans un labyrinthe en stucco.
En effet, madame Raymond — celle qui dirige l’honorable entreprise de communications qui porte son nom — s’est acoquinée avec ses amis Michel Paré et Frédérique Tiefry, rédactrice de la grille casse-cou du dimanche dans le Journal de Montréal, pour vous concocter l’équivalent de la dictée de Pivot pour cruciverbistes.
Pour rendre alléchante cette course à obstacle intellectuelle, nos trois compères ont pris pour thème un sujet qui a le don de rendre attrayant même le plus aride des exercices mentaux : le sexe (pensons à l’effort considérable que notre intelligence fait pour s’intéresser au scénario quand on écoute Aphrodisia ou Bleu Nuit). Plein de définitions truculentes et osées vous attendent. Faites-le en couple ! Les hommes passeront d’horizontalement à verticalement en un temps record (l’inverse pour les femmes !) Enfilez votre kit de cuir et fouettez-vous à chaque mystère élucidé ! Des heures de plaisir pour toute la famille !
Si vous terminez la grille sans avoir triché (i.e. sans soudoyer bassement un de ses trois créateurs), faxez-là au bureau de Lise — (514) ***-**** — et qui sait ce que vous gagnerez. Mais ne vous excitez pas trop, il y a des lois contre le prix que vous imaginez…
Nous vous suggérons de garder la grille près de vous, même si vous bûchez dessus si fort que l’envie de l’envoyer pourrir dans le bac vert vous prend à plusieurs reprises. En effet, nous vous donnerons généreusement quelques indices dans le communiqué du mois de juin. La solution, elle, vous l’aurez dans un an ! Pour prolonger l’excitation et le désir…
Bonne chance… En attendant la prochaine grille dont le thème saura sans doute vous émoustiller d’avantage : le chemin de fer, des origines à nos jours.
Miaow…
25 mai 1999 Aucun commentaire
And the winner is… (et la saucisse est…)
Le mois passé, Lise Raymond — celle qui dirige une entreprise de communications qui porte son nom — a proposé à ses lecteurs un important défi. Misant sur l’intelligence supérieure des gens qu’elle côtoie, elle leur a offert une grille de mots croisés semée d’embûches, se disant que tous ces futurs membres du club MENSA réussiraient en un tournemain la « 10 par 10 » proposée.
Amère déception.
Beaucoup s’y sont frottés, peu l’ont terminée. Si ça peut vous consoler, même la célébrissime Frédérique Tiefry, rédactrice de la grille casse-cou du dimanche dans le Journal de Montréal, s’y est cassé les dents. Lise devra donc réviser ses attentes à la baisse. La prochaine fois, elle proposera à ses lecteurs un tic tac toe à compléter (« Dis-moi où va le « x » pour que Simon remporte la partie… »).
MAIS — car il y en a toujours un — une personne a su éviter les pièges, et le soir même de l’envoi du défi, elle faxait au bureau de Lise une grille brillamment complétée. Il s’agit de Louise Beaudoin, et les Communications de vous savez qui sont fières de lui remettre tel que promis son prix, c’est-à-dire une présentation officielle de sa gracieuse personne dans le cadre de ce communiqué mensuel, tout ça sur le bras, ça s’peut-tu tant de générosité.
Que dire de Louise ?… D’abord, qu’elle n’est pas chanceuse. En lisant le nom de la gagnante, vous vous êtes sans doute dit : « La ministre a le temps de faire des mots croisés ! C’est à ça que servent mes taxes ! Belle job : spotter ceux qui affichent en chinois pis chercher dans le dictionnaire la définition de <névé> ! » Eh bien ! vous aviez tout faux. Il ne s’agit pas de la Louise Beaudoin du Parlement. Il s’agit de la Louise Beaudoin des PRODUCTIONS LOUISE BEAUDOIN. Tout ce qu’elle a de politique, c’est qu’elle habitait auparavant dans l’Outaouais et que ça lui est déjà arrivé d’aller patiner sur le canal Rideau.
Prenons un moment ici pour s’attrister sur le sort de ceux qui portent le nom d’une personnalité connue. Combien d’Éric Lapointe, de Nathalie Simard, de Michel Rivard, d’Evan Joanness (eeeh… oubliez ça, Evan Joanness; il doit être le seul à s’appeler comme ça), combien de gens, donc, doivent vivre le calvaire de voir leurs noms souillés hebdomadairement dans les médias. Ça doit être un drame épouvantable. Imaginez l’année 1998 qu’a dû passer Bill Clinton de Beaconsfield. Des frissons dans le dos juste à y penser…
Mais là n’est pas notre propos. La Louise Beaudoin qui nous concerne habite depuis peu à Montréal où elle vient tout juste de fonder une boîte de production. Les journalistes d’ici la connaissent néanmoins très bien, puisque c’est elle qui a assumé la direction artistique du spectacle Les Ratés sympathiques lors du dernier Coup de coeur francophone. Rappelons que l’événement invitait les dits journalistes à expier leurs péchés en se produisant devant un public. Louise Beaudoin a eu le remarquable flash d’humilier les gens des médias pour s’en faire des alliés. On frise le génie. Pas étonnant qu’elle ait complété la grille la première…
Son entreprise, et par extension sa personne, se spécialise dans les champs d’activités suivants :
• L’élaboration de concepts de spectacles pour la scène et / ou la télévision, ainsi que leur direction artistique;
• la programmation artistique (chanson / musique);
• la direction musicale, la réalisation et la composition de chansons et de concepts sonores pour le théâtre, la vidéo, etc.;
• la coordination de tournées de spectacle et les négociations de contrats.
Elle s’est illustrée récemment en organisant l’événement Côte-à-côte en collaboration avec la FCCF lors de la dernière Bourse Rideau, et elle a fait plein d’autres choses, dont un pâté chinois samedi dernier qui n’était pas piqué des vers. Si vous voulez en savoir plus long, ne vous gênez pas pour l’appeler; sa gentillesse n’a d’égal que ses talents de cruciverbistes. Le numéro des Productions Louise Beaudoin est le (514) 271-0234. Si vous êtes timide, vous pouvez essayer son fax au 271-0215, ou lui envoyer un courriel à l’adresse suivante : plbeaudoin@sympatico.ca
Voilà à quoi peuvent mener les défis lancés par Lise Raymond : à de la plogue grosse de même… Heureuse nouvelle : ceux qui n’ont pas réussi le premier vont pouvoir se reprendre. Madame Tiefry, dont nous parlions plus haut, et Lise Raymond elle-même vont vous concocter pour le mois de mai une autre grille. Cette fois, le sujet sera simple: LE SEXE.
Ceux qui échoueront auront autre chose à remettre en question que leur culture générale…
À bientôt !
P.S. Mention d’honneur à Guylaine Fortin, recherchiste à Musique Plus, et à Normand Renaud-Joli, le directeur de tournée des Colocs, qui ont terminé respectivement deuxième et troisième. Eux aussi sont géniaux; ils ne leur manquent que la vitesse.
Pour les autres qui ont lamentablement échoué, voici la solution. Étudiez-la comme il faut et frappez-vous la tête à plusieurs reprises en vous disant : « Comment ça s’fait qu’j'y avais pas pensé ?!? ».
21 avril 1999 Aucun commentaire
Lise Raymond vous divertit
Ceux qui connaissent bien Lise Raymond — oui, la celle des COMMUNICATIONS qui portent son nom — savent que ce qu’elle aime le plus dans la vie, outre la musique et les hommes en boxers, c’est les mots croisés. Alors quoi de mieux pour partager cette passion que de vous en proposer un, amoureusement concocté par son comité de rédaction. Égayez donc ces longues journées pré-printanières grâce à ce magnifique passe-temps. Utilisez-le également pour ces fastidieux moments où, lorsque vous lui parlez au téléphone, elle prend un autre appel et vous fait poireauter dix minutes sur le hold.
En prime, le (la) premier (ière) qui faxera la grille complétée recevra en échange une paire de gougounes en prévision de l’été qui se pointe.
Lise Raymond : un synonyme de plaisir pour toute la famille (sauf le vieux mon oncle pas de dentier).
HORIZONTALEMENT
1 - 30 -
2 Ce qu’il faut faire quand Lise parle au téléphone — Le Québec, vu par Mordechaï Richler.
3 Dan Bigras en boit maintenant — Comme Lise, ils communiquent.
4 Ri sur rew — Beau temps pour.
5 Bill aurait pas dû.
6 Les artistes doivent en accorder s’ils ne veulent pas être pognés pour en passer.
7 Exclamation orgasmique russe — Les communiqués de Lise Raymond doivent l’être.
8 Suffixe téteux — Ami de l’homme causant des tumeurs au cerveau.
9 Dans le droit canon, juge ecclésiastique auquel un évêque déléguait le droit de rendre la justice à sa place (et occasion de démontrer dans toute sa splendeur la culture du concepteur de ce mots croisés…).
10 Favoris.
VERTICALEMENT
1 Le 31 décembre, elle laissera le champ libre à Claudette.
2 Instrument de musique jamais utilisé par un groupe heavy metal.
3 Instance psychologique démesurément gonflée chez l’artiste — Flash en anglais — Conifères dont l’odeur ne se retrouve pas dans les corvettes.
4 Piton utile sur la télécommande quand Élizabeth Blouin-Brathwaite chante — Pierre le fit un samedi.
5 Ancien do, mais il va sûrement revenir à la mode, c’est comme rien — Mouche africaine avec un accent québécois — Monnaie européenne.
6 Mot totalement inutilisé ailleurs que dans les mots croisés désignant une masse de neige — Anagramme de ev — On en a brûlé des brassières à cause de lui dans les années 70.
7 Halloween perpétuelle pour les femmes — Important d’en avoir plus qu’un.
8 Néologisme utile pour compléter ce mots croisés.
9 Ce que l’ordinateur a fait de nous — Floride ou Longueuil.
10 Crochets doubles — Moment où les musiciens déjeunent.
1 mars 1999 Aucun commentaire
Lise Raymond vous ouvre les yeux
AMOUR [amur] n. m. (Amur, 842; amour, XIIe, sous l’infl. du prov.; lat. amor ) Inclination envers une personne, le plus souvent à caractère passionnel, fondée sur l’instinct sexuel, mais entraînant des comportements variés.
On a beau dire, quand il s’agit de l’amour, M. Robert sait de quoi il parle. Faut dire que quand il s’agit d’ytterbine — [itErbin] n. f. (1879; de Ytterbium) Chim. Oxyde d’ytterbium (Yb2O3) — il ne donne pas sa place non plus. Par contre, il n’est pas le seul à connaître le sujet cupidonesque. Lise Raymond, en plus de diriger l’entreprise de communication qui porte son nom, étudie la question depuis des années. Forte de son célibat pleinement assumé, elle analyse les couples, dissecte leurs moeurs, et prépare un topo sur eux pour l’émission National Geographic.
Bien sûr, le 14 février approche à grand pas. Les dames attendent souvent ce moment de l’année pour vérifier l’état de leur couple. L’équation simpliste qui est faite à ce moment ressemble à peu près à ceci : si mon conjoint m’emmène souper au Ritz, m’offre une bague à diamant, et que nous terminons la soirée en limousine sur le Mont-Royal où nous faisons l’amour pendant 3 heures, il m’aime; s’il me propose une petite vite au motel Diplomate, il ne m’aime plus. Pourtant la vérité est plus complexe.
Mesdames, vous vous demandez s’il vous adore encore ? Si la magie s’est estompée ? Prenez un moment pour répondre à ce petit test. Cochez la case lorsque vous croyez reconnaître votre douce moitié :
[ ] Lorsqu’il vous accompagne à la piscine, il porte un Speedo brun 4 points trop petit.
[ ] Il a fait laminer la page du calendrier du dernier mois où vous avez fait l’amour et lance des dards dessus.
[ ] Il relève le bol de toilette quand il va à la selle.
[ ] Au lit, non seulement il se trompe de prénom, mais il ajoute un numéro de téléphone après.
[ ] Il vous achète des fleurs qui peuvent être servies en salade par la suite.
[ ] Quand vous lui proposez un massage, il demande si vous faites le spécial à 40 piasses.
[ ] Ses cartons d’allumettes sont tous déchirés en deux et les autres parties sont introuvables.
[ ] Pour lui, l’expression « danse contemporaine » veut dire : « aller aux danseuses aujourd’hui ».
[ ] Vos cartes de Saint-Valentin se ressemblent étrangement d’une année à l’autre et il y a de plus en plus de Liquid Paper dessus.
[ ] Votre petit surnom amoureux, qui était celui d’un charmant félin, a désormais une connotation vaguement agricole.
[ ] Il ne reste plus de place entre les deux matelas de votre lit pour ajouter une seule revue.
Si vous avez coché une seule de ces cases, ne vous laissez pas berner dimanche par un fallacieux valentin. Appelez la SPCA pour qu’elle vienne chercher le monsieur. Sinon, réjouissez-vous ! Vous avez trouvé le conjoint parfait, ou un gay qui s’ignore. Mais d’une manière ou d’une autre, ayez une pensée pour les pauvres célibataires qui passeront cette fête seules avec un film de Brad Pitt…
Vos dons en chocolat sont acceptés.
P.-S. pour ceux qui recevront un duo-tang.
P.-P.-S. Vous aurez remarqué qu’un duo-tang rouge accompagne cet envoi. C’est un petit cadeau de Saint-Valentin de la part de Lise Raymond. Il s’agit d’un espace de rangement pour les communiqués qu’elle vous envoie amoureusement tous les mois. Vous pouvez toujours lui trouver une autre utilisation. Mais ne prenez pas les petites pattes de métal pour vous curer les dents, c’est pas propre.
Elle vous embrasse… XXX
11 février 1999 Aucun commentaire
Lise Raymond tient à respecter sa parole
Depuis le premier janvier, Lise Raymond cogite, soupèse, analyse. Échaudée par la réaction plutôt glaciale de son comité de rédaction au message de sa carte de Noël*, la PDG des COMMUNICATIONS LISE RAYMOND™ a décidé d’y penser deux fois avant de divulguer ses résolutions du nouvel an. On a beau travaillé dans le domaine des relations publiques, se faire accuser de superficialité, ça fait mal.
Lise s’est donc dit (dans son accent pseudo-saguenéen) : « Fi des mots sans poids ni consistance ! Tant qu’à prendre une résolution, autant en prendre une que je saurai tenir lâ, lâ. » Plus simple à dire qu’à faire. Depuis le premier janvier, elle cogite, soupèse et analyse. Y a pas grand chose qui résiste à l’enquête…
D’abord, le classique des classiques : arrêter de fumer. Irréaliste. Lise s’épilerait le corps au complet avec des patchs avant d’y arriver. De toute façon, décider d’arrêter de fumer le premier janvier, c’est comme décider d’arrêter de roter le 24 juin : intenable. Next.
Maigrir. Excellente résolution. Après avoir été gavé de gras saturé pendant 2 semaines, on en a tous un peu à perdre. Mais qui tient ça ? C’est beaucoup moins compliqué de dévisser la balance, de décaler l’aiguille de 20 livres et de montrer fièrement le résultat à la visite. Non ! Montignac a beau dire, c’est pas parce que tu mets du fructose dans tes All Brans que tu vas ressembler à Ally McBeal. Irréalisable. Out.
Dans la même catégorie, mais formulée différemment : faire attention à ce que je mange. Trop vague. Ça peut vouloir dire de suivre les recommandations du guide alimentaire canadien. Mais ça peut également vouloir dire de parler gentiment à sa poutine avant de s’en goinfrer. Imprécis. Suivant.
Faire de l’exercice. Un autre classique. Généralement, ça veut dire se faire venir le Abs Roller et abandonner après être monté à 180 battements/minute juste en allant le chercher au bureau de poste. Pas bon. Bye bye.
Se trouver un chum. Ben oui… Comme si ça se vendait à l’épicerie : « As-tu vu ? Cette semaine, les bruns intelligents sont en spécial… » On ne peut pas prendre la résolution de trouver un chum : c’est comme décider de gagner à la 6/49. L’amour est tributaire du hasard. Et le hasard ne se commande pas. N’importe quelle fille en chaise roulante qui travaille aux bouliers de Loto-Québec vous le dira. Niet. On oublie ça.
Prendre soin de moi, comme dans l’expression : « Cette année, je prends soin de moi. » D’abord, ça veut dire quoi ? S’acheter un kit d’infirmière et se donner un lavement baryté ? On prend toujours soin de soi ! Y a personne qui traverse au feu rouge sur Notre-Dame en se disant : « Ah pis merde ! Chu tanné de faire attention… » C’est vide et superfétatoire. Exit.
Que reste-t-il ? Pas grand chose. Conclusion : la seule résolution réaliste que Lise Raymond peut prendre est la suivante : s’engager à vous envoyer au moins un communiqué par mois.
Le comité de rédaction se réjouit des implications spirituelles et financières d’une telle décision.
* Voir le communiqué intitulé Lise Raymond déçoit (ou Les Bijoux de la Castafiore, c’est au goût).
12 janvier 1999 Aucun commentaire
Lise Raymond déçoit
Puissent la paix et la joie de Noël être avec vous durant toute la Nouvelle Année.
Quel beau message ! C’est celui qui est inscrit dans la carte de Noël que je songeais à envoyer à mes parents, puisque la coutume veut qu’à chaque année, on en poste une au gens qu’on aime, qu’on connaît, ou dont l’adresse s’est égarée par erreur sur notre mailing list. Mais voilà, j’allais lécher l’enveloppe, la langue prête à affronter le goût âpre de la colle — curieux, à l’ère des jus aux 46 saveurs et des chandelles aromatisées, que personne n’ait songé à mettre sur le marché des enveloppes au bon goût de fraises, mandarine et fruits de la passion — j’allais lécher l’enveloppe, donc, quand un doute m’a assailli. Est-ce que le contenu de la carte reflète réellement ce que je veux dire ?
Le problème, c’est le caractère trop général du vœu. Il s’adresse à qui ? Pas clair… Et ce faisant, il prend le risque de l’inexactitude. Imaginons par exemple que la personne à qui nous avons fait parvenir la carte n’éprouve pas du tout de « paix », ni de « joie » lors de la fête de Noël : elle digère mal la dinde, la tourtière et les 10 livres de sucre à la crème qu’elle a avalés le soir du réveillon; elle reçoit en cadeau des coupons-rabais pour les Weight Watchers et, après avoir passé la soirée à marcher en gougounes en Phentex sur le tapis, elle s’électrocute en embrassant quelqu’un qui porte des broches. Eh bien ! si nous lui envoyons la carte en question, nous lui souhaitons qu’elle vive l’équivalent de cette soirée tout le reste de l’année ! Pas très délicat, convenons-en.
La formulation n’a rien de très impressionnant non plus : « Puissent la paix et la joie de Noël être avec vous durant toute la Nouvelle Année ». Ça fait vieillot, ça fait désuet. Hého ! on est en 1998. À l’ère d’internet, de M+ et du Canal Indigo ! Tous les jeunes en skateboard le savent : utiliser le subjonctif dans la principale, c’est out depuis Jean XXIII. Cherchez-le, le site www.puissent.ca, pour voir…
Cette carte a été sans aucun doute écrite par un employé de Hallmark habitué à produire ce genre de vœu en série, n’y mettant ni cœur, ni âme, un artiste déchu ayant perdu ses illusions, produisant clichés par-dessus clichés pendant que les vers lointains de sa jeunesse moisissent dans le fond d’un tiroir. Si ce n’est pas triste d’avoir vendu ainsi son âme au corporatisme ambiant…
C’est pourquoi le comité de rédaction a refusé d’entériner le choix de carte de Lise Raymond. Nous avons préféré vous faire parvenir cette petite communication qui, nous l’espérons, suscitera une réflexion salutaire sur le sens et la portée des mots dans le temps des fêtes.
Content de servir encore une fois une cause noble et chevaleresque,
Le comité de rédaction des Communications Lise Raymond
P.-S. : En passant, je vous souhaite la paix et la joie de Noël durant toute la Nouvelle Année.
15 décembre 1998 Aucun commentaire
Lise Raymond révèle un autre troublant hasard (qui n’en est sans doute pas vraiment un)
Les événements qui jalonnent notre vie sont, selon plusieurs, l’expression même du hasard. Pour eux, tout est fortuit, rien n’a été préparé à l’avance, tout se joue dans l’instant. Pourtant, Einstein lui-même l’a dit : « Dieu ne joue pas aux dés. » Il a aussi dit : « Faut que j’me rase la moustache parce que la sauce hot chicken reste pognée dedans », mais heureusement, l’Histoire se charge de tamiser les citations.
Autant se faire à l’idée : rien n’arrive pour rien. L’auteur de La Prophétie des Andes à un compte en banque ça de gros pour le prouver. Prenons un exemple parmi tant d’autres qui vient tout juste d’arriver, je vous le jure…
Tout le monde connaît — ou devrait connaître — la sémillante LISE RAYMOND, une attachée de presse qui ne compte plus ses nominations à l’ADISQ (précisément 2). Eh bien la vie de cette fille est remplie d’hallucinantes coïncidences. Preuve en est qu’elle vient tout juste d’engager une assistante et que celle-ci s’appelle Sofie. Rien de spécial jusque-là, mais il faut savoir que son nom complet est Sofie… Raymond !!!
(« In » musique de Twilight Zone.)
Le plus inquiétant, c’est qu’elles n’ont aucun lien de parenté ensemble, à part peut-être un oncle extrêmement éloigné qui a vécu au 17e siècle, mais qu’elles ne reconnaîtraient même pas si elles le croisaient dans la rue. Quand on y pense, les probabilités pour qu’un événement semblable survienne sont infinitésimales. Il y a très précisément 153 Raymond dans le bottin à Montréal sur une population de 1 500 000, ça donne une chance sur 10 000 pour que la situation se produise.
(« In » musique de Psycho.)
Le hasard est donc bien troublant… Et il l’est d’autant plus lorsqu’on sait que la couleur de cheveux de Sofie, c’est le bleu, et que le signe astrologique de Lise, c’est le scorpion, et que la pierre de naissance des scorpions, c’est la topaze, et que la topaze, elle est jaune, et que jaune + bleu ça donne vert, et que vert, ben c’est la couleur de la nature, donc de l’harmonie transcendantale des choses… Devant l’aléatoire qui prend soudain une forme si cohérente, on est tenté de dire comme Jim Zellers : « Woooo, man, donne-moi-z-en une autre puff… »
Alors si vous appelez au Communications Lise Raymond, ne vous avisez plus de demander simplement : « Madame Raymond, s’il vous plaît… » Non seulement le risque de confusion sera énorme, mais de plus, vous soulèverez sans le vouloir un pan du voile derrière lequel se cachent des mystères qu’il vaut mieux parfois ne pas révéler. Demandez désormais Lise ou Sofie… en vous assurant de bien prononcer le « f » à la place du « ph ».
Merci…
(« In » musique de L’Île de Gilligan.)
28 septembre 1998 Aucun commentaire
Lise Raymond est assez occupée merci
La logique humaine a parfois de puissante ratée. La question est la suivante : pourquoi prend-t-on congé le jour de la Fête du Travail ? Pourquoi se dire : « Ouhaou ! C’est tellement l’fun le travail qu’a’ matin, je reste à la maison ? » C’est comme si on attendait l’anniversaire de quelqu’un pour se sauver de lui avec les talons qui nous pètent dans le cul. La réponse est nette : nous n’aimons pas le travail.
L’être humain a été conçu pour se laisser pousser une bédaine aux dimensions suffisamment imposantes pour que le nombril puisse servir de sous-verre à un pina colada. L’être humain est une machine créée comme réserve alimentaire pour le gêne mutant du cancer de la peau, ce qui nous pousse instinctivement vers tout ce qui est ensoleillé et tropical plutôt que vers l’abri d’un bureau protecteur. Si Dieu a fait l’Homme à Son image, je l’imagine en moto-marine au Bahamas. Et si l’image du vénérable barbu est exacte, tout porte à croire que Dieu doit ressembler vaguement à un Jean-Marc Parent bleaché.
Non. Y a jamais personne qui a organisé un surprise-party au travail. Personne pour rentrer au bureau le premier lundi de septembre, ouvrir les lumières tout d’un coup et crier : « SURPRISE ! Chu pas censé travailler mais chu là quand même ! » Pourquoi ? Parce que, répétons-le, les êtres humains éprouvent une aversion naturelle envers l’effort rémunéré. Tous les êtres humains ? Non. Un bureau peuplé d’une irréductible fonceuse résiste encore et toujours à l’envie folle du chalet dans le Nord.
Il s’agit bien sûr de notre héroïne nationale, la bien-nommée Lise Raymond. Lise s’est tellement ennuyée du travail pendant ses vacances qu’elle a décidé de crouler sous les contrats à son retour. Voici une liste exhaustive des événements qu’elle organise / promeut / parle de / gagne sa vie avec :
• spectacles des Colocs au Corona, du 3 au 7 novembre 1998;
• spectacles de France D’Amour les 15, 16 et 17 octobre 1998au Cabaret;
• spectacles de Claire Pelletier au Studio théâtre du Maurier, les 8, 9 et 10 octobre 1998;
• spectacle d’Oukoumé le 25 septembre 1998 au Spectrum;
• les 15, 18 et 19 septembre 1998, spectacle de Pierre Calvé au Studio Théâtre du Maurier;
• spectacles pour enfants de Danielle Martineau intitulé Accordélidon, ainsi que sa présence à Coup de coeur francophone;
• sortie de l’album Pour Toujours de Philippe Lafontaine, promo du 4 au 9 octobre 1998;
• sortie en octobre de l’album pour enfant Bruitzarre de Christian Merveille et spectacle dans le cadre de Coup de Coeur francophone;
• parlant de Coup de coeur francophone : conférence de presse pour le dévoilement de la programmation dudit événement le 30 septembre 1998;
• sortie de l’album de Loue Tremblay, Les Moulins de mon coeur, le 7 octobre 1998;
• sortie de l’album H20 de la jeune soprano de l’atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, Geneviève Charest (date à confirmer);
• sortie de l’album de Christian Corneau à la fin d’octobre ou au début de novembre;
• spectacle de Jeszcze Raz le 5 décembre 1998 au Club Soda;
• et finalement, relation de presse pour Les Frères à ch’val (dont il faut surveiller le dernier clip, en passant) jusqu’à Noël !
Alors allez-y… Prenez votre fin de semaine de 3 jours. Coulez-vous-la douce. Pendant ce temps, il y aura quelqu’un dans un obscur bureau de la rue Saint-Laurent qui célébrera la Fête du Travail comme elle aurait toujours dû être célébrée : dans la sueur, la besogne et l’attente passionnée du burn-out salvateur !
2 septembre 1998 1 commentaire
