Catégorie — Vieux communiqués
Lise Raymond et les ressources humaines
Qui a une entreprise ici ? Levez la main. Non, nous ne nous adressons pas aux simples salariés ou contractuels qui n’ont d’autres soucis que de se poster près de la boîte aux lettres pour attendre leur chèque et faire parfois un burn-out, mais bon, c’est juste parce qu’ils ont une petite constitution. Nous désirons parler à ceux qui ont la fibre de l’entrepreneurship : les bâtisseurs, les décideurs, ceux que l’on surnomme le Québec de demain, tant que demain, ce n’est pas un jour de fin de semaine. C’est avec ces gens qui connaissent la vraie signification du mot « risque » (et du mot « accident cardio-vasculaire ») que nous désirons nous entretenir du sujet du mois : les ressources humaines. Les autres, pendant ce temps-là, peuvent continuer à recevoir leur T-4 et nous laisser jaser entre grandes personnes…
Tout le monde sait qu’un des départements les plus difficiles à gérer dans une entreprise, c’est celui des ressources humaines. Parce qu’un être humain, ce n’est pas un chiffre — à part peut-être dans l’expression 69. Un homme, une femme, ce sont de complexes petites machines pleines d’enfance malheureuse et d’Oedipe mal résolu qui ne se laissent pas enrégimenter aussi facilement que des caniches bien nourris. LISE RAYMOND, celle dont l’entreprise porte son nom, possède une grande expérience en la matière. Ayant eu à gérer quotidiennement de vastes équipes de une personne depuis au moins quatre ans, elle sait désormais qu’il ne faut pas leur crier après plus de quinze heures par semaine, sinon ils essaient de se négocier un comprimé de Prozac par jour dans leur convention collective.
Elle a appris également qu’un employé agit exactement comme un homme. À un moment donné, il part. Il peut avoir les pires raisons du monde, comme les meilleures, ce n’est pas grave : il part ! Pourquoi on n’entend pas plus souvent Le Temps qu’il nous reste de Fernand Gignac dans les partys de bureau ? Fouillez-moi pourquoi ! Un employeur a deux choix lorsque ceci se produit, un peu comme lors d’une peine d’amour : s’attrister sur son pauvre sort ou gifler l’énergumène en lui disant qu’ils sont tous pareils. Il existe bien sûr une solution mitoyenne : se quitter dans la joie et l’allégresse en se remémorant les bons moments passés. Ça arrive parfois dans les films américains. Mais dans l’ensemble, il faut se souvenir que d’une façon ou d’une autre, ça va coûter 4%.
Tout ça pour dire que ce qui devait arrivé arriva. Sofie Raymond, fidèle assistante de Lise depuis deux ans a quitté l’entreprise au mois de mai dernier. Ses raisons lui appartiennent. Mais Lise, comme une amoureuse éconduite, a fait ce qu’on fait dans ce temps-là : elle s’est précipitée sur une béquille. Fallait bien cicatriser la plaie… Elle n’était pas pour rester là à regarder le bureau de Sofie en soupirant, la tête penchée sur le côté. Y a des limites à l’apitoiement…
Alors voilà, elle a engagé Maggy. Maggy Roy, pour être précis. Une nouvelle fille au bureau, qui comme les autres, va partir à un moment donné, car c’est ce que les employés font. Mais entre temps, Lise a l’intention de se faire respecter. Oh v! que oui… C’est pourquoi Lise appelle désormais sa nouvelle employée « Maggy s’tie ! ». « Maggy s’tie ! appelle La Presse ! » « Maggy, s’tie ! apporte-moi le dossier de Coup de cœur francophone ! » « Maggy s’tie ! dis-y que chu en réunion. ». Au diable la co-gestion avec partenariat intégré. La bonne vieille relation amour/haine entre le boss et l’employé, y a que ça de vrai.
Ne vous surprenez donc pas si vous entendez Lise parler grassement au bureau. C’est simplement sa façon à elle de gérer sa ressource humaine. Faut se faire respecter, non de non.
P.-S : Lise tient à préciser qu’elle sera en vacances du 26 juillet au 14 août 2000. Et que cette année, ELLE NE CHANGERA PAS SES DATES ! Ça fait partie de son nouveau mode de gestion : le respect total et absolu des besoins du boss. Mais pour montrer sa magnanimité, elle a magnanimement consenti des vacances à Maggy s’tie qui ne sera pas là les 28 et 31 juillet 2000 ainsi que les 1er et 2 août 2000. Veuillez donc noter que la shop sera entièrement et totalement fermée ces dates-là. Merci.
21 juin 2000 Aucun commentaire
La comptable de Lise Raymond et la culture japonaise
Fin avril. Oui, mesdames et messieurs, c’est le temps béni de l’année où notre argent est aspiré mystérieusement par le trou noir de nos capitales nationales. C’est également le temps où ceux qui ont choisi la vie calme et rangée de comptable éprouvent enfin la dure réalité de la vie de travailleur autonome. On dira ce qu’on voudra, mais ça fait parfois du bien de voir d’autres que soi faire du 90 heures/semaine et se nourrir de café par intraveineuse…
Mais loin de nous l’idée de narguer qui que ce soit. Au contraire : LISE RAYMOND, celle qui possède l’entreprise de communication qui porte son nom, veut rendre hommage ici à sa comptable personnelle, la très importante LISE PLOURDE, et, par extension, à tous ces comptables qui travaillent dans l’ombre des PME, soutenant parfois celles-ci à bout de bras, insufflant à la fois courage et réalisme à leur propriétaire. Car, en effet, sans comptable, que serions-nous ?
Probablement en prison, mais là n’est pas la question…
Pour lui rendre hommage donc, nous avons pensé lui donner la parole sous forme de haïkus — vous savez, ces charmants petits poèmes japonais faits de deux vers pentasyllabiques, et d’un autre, heptasyllabiques. Vous connaissez, non ? Le Reader’s Digest japonais en est plein…
Peu importe. Si la merveilleuse comptable de Lise Raymond écrivait des haïkus, ça ressemblerait selon nous à ceci :
Comment être riche
Y en rentre plus qu’il en sort
Principe de base
Aime ton prochain
Surtout s’il est sage et bon
Et gérant de caisse
Achat de BM
Promo d’Evan Joanness
Ça balance pas
Quatre-vingt-dix jours
Pour un compte recevable
Menaces de mort
Le premier du mois
Ça vient vite en torpinouche
Marge de crédit
Oublié un reçu
Intransigeante comptable
Retourne le chercher
Pas payer d’impôt
Truc facile à retenir
Ne fait pas d’argent
Quatre-vingt-dix jours
Mais pour un compte payable
Regarder ailleurs
Désir de grandeur
La comptable est la sagesse
Fuck l’augmentation
Une fois par mois
Fouillis de Lise Raymond
Patience infinie
Sentez-vous libre de les découper et de les coller sur la machine à café. Les Lise Plourde de ce monde le méritent bien, allez…
26 avril 2000 Aucun commentaire
Lise Raymond pratique un métier qui n’est pas de tout repos
Il y en a qui sont prêts à n’importe quoi pour ressentir la poussée d’adrénaline que procure le danger. Prenez juste le Français qui se prend pour Spiderman, celui qui escalade tous les gratte-ciels de la planète sans corde, sans filet, et probablement sans santé mentale. De deux choses l’une : ou il en avait vraiment marre de se faire harceler par les représentants des compagnies d’assurance-vie et il a pris les grands moyens; ou il a été élevé par une famille d’écureuils et il en a gardé des séquelles sévères; on l’imagine faisant des provisions monstres à tous les automnes. Eh bien ! à ce personnage assoiffé de sueurs froides, nous ne dirons qu’une chose :
« Moumoune ! »
Vous avez bien lu : « Moumoune ! » L’angoisse qu’il éprouve, accroché aux parois des buildings de ce monde, n’a rien, mais alors là rien, de comparable à ce que ressent chaque jour LISE RAYMOND — oui, la Lise Raymond des Communications du même nom. Car le métier de relationniste dans le merveilleux monde du showbiz québécois est rempli de dangers innommables que nous allons vous nommer de toute façon.
La terreur est là, tapie dans chaque repli du quotidien. Imaginez l’horreur de vivre dans la crainte perpétuelle de réveiller un musicien, peu importe l’heure à laquelle vous l’appelez dans la journée. Imaginez l’anxiété éprouvée quand on vous demande de faire le tracking radio d’un groupe de musique klezmer au AM de Matagami. Imaginez l’effroi ressenti lorsque vous devez partir de CIBL, vous rendre à TQS, revenir à Radio-Canada, voler vers CKOI, puis finir à CISM, tout ça en une heure et demi, en pleine heure de pointe, en parlant au cellulaire, et en demandant à Patrick Bruel de vous lâcher la cuisse.
Imaginez : à chaque première, à chaque lancement, à chaque événement public, vous risquez de tomber face à face avec madame Minou. C’est sans issue : il est impossible de se camoufler derrière un hors-d’œuvre. Si son orbite croise la vôtre, vous voilà tremblant, en sueur, pareil à la chèvre de Monsieur Seguin face à son destin.
Imaginez : vous ne savez jamais quand un artiste va soudain se prendre pour un terroriste du Jihad islamique et se mettre à bûcher sur tout ce qui bouge dans un avion. Une relationniste a beau aimé recevoir les appels des journalistes, mais quand le téléphone se met à sonner comme dans la dernière heure d’un téléthon, comment ne pas éprouver une peur panique ?
Non, ce métier n’est pas de tout repos. La frayeur est son lot quotidien. L’épouvante est chaque jour au rendez-vous. Allez-y ! Offrez-vous des sensations fortes : sautez en parachute, plongez en bungee, allez voir I Know What You Did Last Summer part 12 . Jamais vous ne connaîtrez le danger si vous ne passez pas au moins une journée dans la peau de Lise Raymond !
Mais à part ça, ça va bien…
1 mars 2000 Aucun commentaire
Lise Raymond a une force de caractère peu commune
Prendre une résolution, c’est une chose; la tenir en est une autre. Après un mois, LISE RAYMOND — celle des communications du même nom — peut maintenant fièrement affirmer qu’elle ne fait pas partie de ces pauvres représentants du genre humain qui ne savent pas respecter leurs engagements. Car aujourd’hui, après l’avoir solennellement promis le premier de l’an alors que tout le monde cuvait son champagne, Lise Raymond peut proclamer à la face du monde qu’elle ne fume plus ! Bien sûr qu’elle a les lèvres décolorées à force de téter des paparmannes; bien sûr que la taille de ses pantalons a augmenté en flèche comme le prix de l’essence; bien sûr que son visage est agité de spasmes qui lui donnent vaguement l’air de Joe Cocker à Woodstock. Mais là n’est pas la question : Lise est désormais boucane proof. Pour tout dire, elle dort avec la photo d’Allan Rock collée sur la poitrine. C’est une nouvelle femme, je vous le jure.
Ceci étant dit, passons au vif du sujet. La plupart d’entre vous n’ont probablement pas eu vent de la chose, mais sachez que le très distingué ENGELBERT HUMPERDINCK s’est produit en spectacle pas plus tard que dimanche dernier à Montréal (disons que c’est passé aussi inaperçu qu’une visite d’Allan Theo au Sisters). Vous vous souviendrez qu’Engie (sa mère l’appelle comme ça) était la co-vedette du projet de mini-série THE LISE RAYMOND STORY que vous avez eu l’occasion de lire en ces pages au mois de novembre dernier. L’événement est survenu au bon moment, puisque nous avions justement l’intention de vous offrir, à la demande générale, la deuxième partie de cette oeuvre troublante. Sortez le pop corn, l’action va dégouliner de partout !
Flash-back du dernier épisode : on se rappelle que Lise était tombée dans la déchéance totale à cause de Guido, son amour de jeunesse ingrat. J’y pense : pourquoi Guido ? On dirait un nom de mascotte de restaurant italien. Enfin… Tout s’était bien terminé néanmoins, car Engelbert était venu à son secours. Encore un homme qui vient sauver la mise. Comme si les femmes n’étaient pas capables de s’en sortir toute seule. Le scénariste a erré un peu ici, mais bon, nous en étions rendu là. La première émission du sequel commence par un lent travelling sur un hôpital. Je sais, avant ça, il y a eu le commanditaire « Chrysler ou autre Gâteaux Vachon » qui a dit qu’il était bien content de s’associer à l’émission, alors que l’émission, il s’en fout royalement, ce qu’il veut, c’est attraper ceux qui écoutent l’émission précédente et qui attendent de savoir ce qui va jouer avant de zapper. Mais bon, c’est pas important, poursuivons. Y a pas quelqu’un qui aurait une paparmanne ? J’ai une de ces faims.
Donc, Lise est à l’hôpital. Engelbert et elle attendent un enfant. Ouache ! Voyons, ça ne marche pas. Tout le monde sait qu’il est gai comme un pinson. On ne peut pas s’appeler Engelbert impunément. Dans l’intimité, il doit porter des pantalons de cuir pas de fesses. Il fait chaud ici, vous ne trouvez pas ? Bon, où en étais-je ? Ah oui ! Engelbert et Lise. Ils n’ont pas eu d’enfant. Disons que Lise est à l’hôpital en cure de désintoxication parce qu’elle se shoote à la crème caramel. Ah oui, une bonne crème caramel, ouh que ça serait bon. Y a vraiment personne qui a des paparmannes ? En tout cas… Elle a des gros problèmes d’intoxications, DES GROS PROBLÈMES D’INTOXICATIONS, car sa carrière n’arrive pas à reprendre son envol. C’est-tu moi, ou on gèle ici ? Donc, Lise a des problèmes d’intoxications, ça lui prend des patches de la grosseur d’un édredon pour ne pas retomber dedans, elle est, voyons, qu’est-ce que, elle, quessé j’disais ? elle a des problèmes de… ça commence par « c »… de CONCENTRATION, c’est ça, et… Est-ce que j’ai entendu quelqu’un rire ? EST-CE QUE J’AI ENTENDU QUELQU’UN RIRE ?!? S’il vous plaît, taisez-vous, on s’entend plus réfléchir y a personne qui a un osxxx de paparmanne ? Alors, où j’en étais ? Ah ! oui : n’oubliez pas Coup de coeur francophone, bientôt, avec… c’est pas ça. LE PREMIER QUI RIT JE L’EXPÉDIE EN CHINE PAR LE PLANCHER ! Pis le téléphone qui arrête pas de sonner, comment voulez-vous que je*($?#* #()”*()”_)*UIW**1⁄2Ø<thorn><eth>1⁄2<thorn>®1⁄2€y´±®Y´y´•Y´€ C’EST QUI QUI A PESÉ SUR SHIFT PENDANT QUE J’ÉCRIVAIS !
ÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂH !!!!!!
Nous sommes désolés, mais nous avons perdu la communication. Dès que la situation sera rétablie, nous reprendrons notre programmation habituelle. Entre temps, postez des paparmannes, ça pourrait aider. À bientôt.
P.-S. : Nous ne voudrions pas vous quitter sans réitérer l’invitation qui a été faite le mois dernier aux différentes professions du milieu artistique pour une séance de défoulement public. Entre autres, si vous êtes chanteuse, animateur ou agent de promo, il y a de vos pairs qui ont déjà manifesté leur envie de crier leur frustration au monde entier. Alors, appelez Lise. Elle vous bookera un souper et elle arrangera tout ça. Ne lui fumez pas dans la face, c’est tout ce qu’elle demande.
10 février 2000 Aucun commentaire
Lise Raymond au pays des recherchistes télé
Peut-être vous souvenez vous qu’au mois de septembre dernier, LISE RAYMOND, des communications du même nom, avait émis un communiqué exprimant en long et large les grandeurs et misères du travail d’attachée de presse. Ce papier, bilan de la rencontre d’une dizaine de relationnistes, avait enfin permis aux membres d’un corps de métier peu connu d’exprimer leur réalité (et leurs émotions un coup pompette).
Croyez-le ou non, ce cri du cœur a fait des jaloux. « Si les attachées de presse ont le droit de se défouler, pourquoi pas nous ? », se sont demandé les autres travailleurs de l’industrie du spectacle. Entre autres, deux RECHERCHISTES de la télévision (celles dont le nom est suivi d’un astérisque sur la liste ci-dessous) ont fait parvenir un courriel à Lise pour lui dire que de l’autre côté de la clôture, ce n’était pas rose non plus. « Qu’à cela ne tienne ! » a-t-elle répondu. Donnons leur la parole à elles aussi, puisque nous vivons en démocratie et qu’il est important que l’opprimé s’exprime et que la veuve et l’orphelin aient leur chèque au début de chaque mois ! »
Alors un autre souper a été organisé pour permettre aux recherchistes de crever l’abcès.
Étaient présentes :
Josée Bélisle*, recherchiste à La Fureur;
Claudine Hamel*, de l’émission Les Mordus;
Céline Johnson, du Plaisir croît avec l’usage;
Chantal Marquis, recherchiste aux Choix de Sophie;
Sylvie Dumontier, de l’émission culturelle De Bouche à oreille, qui a eu l’initiative originale de s’identifier comme une commis chez Wal-Mart au moyen d’un petit papier qui disait : « Bonjour, je m’appelle Sylvie »;
Jacynthe Laporte, qui œuvre à La Fin du monde est à sept heures;
Danika Marquis, en congé de maternité, mais anciennement des Choix de Sophie, et de Fais-moi rire;
Lise Raymond et Patricia Huot, attachées de presse prêtes à défendre leur profession au cas où on déciderait de la passer au « batte »…
Les récriminations ont fusé, mais jamais autant que les sourires exprimant la joie de pouvoir partager ses frustrations. Voici donc ce que les recherchistes ont sur le cœur, car elles en ont un, malgré ce que vous pourriez penser…
LES RECHERCHISTES DE TÉLÉVISION TIENNENT À AFFIRMER HAUT ET FORT QU’ELLES NE SONT PLUS CAPABLES DE DEALER AVEC :
les BBM (Comme s’il n’existait que quatre (?) semaines par saison où il est important de faire de la bonne télé. L’annonceur sait-il qu’en payant pour 2,5 millions de spectateurs, il paie pour la semaine où Céline Dion, Pamela Anderson, les Rolling Stones et la Reine d’Angleterre étaient sur le même show ?)
la pression d’avoir, cette semaine-là, des « gros noms » (Le problème, ce n’est pas tant qu’on demande des gros noms, c’est qu’on veut toujours les mêmes dix, dont quatre qui ne veulent pas faire de télé, trois qui n’ont rien à ploguer et deux qui étaient sur le show la semaine dernière.)
« ces agents qui veulent trop » (Il y a de très fortes chances — après avoir essuyé soixante refus pour « booker » votre artiste sur une émission — que vous en essuyiez un autre au soixante et unième essai. La même loi que celle de l’orgasme s’applique ici : « À trop vouloir l’atteindre, non seulement on ne l’obtient pas, mais on pète aussi les ressorts de son lit [vieux proverbe estonien]. »)
la longueur des messages des attachées de presse sur leurs répondeurs (Le mot « CONCIS » n’a pas à être précédé du préfixe « CIR » pour être intéressant.)
un artiste qui dit « oui », un gérant qui dit « non », et une attachée de presse qui dit « peut-être »
la phrase : « Bon ben, vu que tu veux pas, j’vas demander à l’animateur d’abord (ou au réalisateur, ou au producteur, ou à Clément Chagnon direct (J’pas sûr du nom de ce dernier : c’est qui le boss de Vidéotron-TVA déjà ?)
et enfin, et surtout, les « DÉBOOKING » à une heure d’avis… à moins de fournir la prescription de Prozac qui permettra de passer au travers.
LES RECHERCHISTES EN ONT SOUPÉ D’ETENDRE LES PHRASES SUIVANTES :
De la part des attachées de presse :
« On va vous rappeler. »
« C’est quoi vos cotes d’écoute ? »
« I’ peut-tu amener ses musiciens, un quatuor à cordes pis sa choriste ? »
De la part du staff de l’émission :
« C’est pas assez hot… »
« Faut que ça soit une primeur, sinon on le prend pas. »
« Appellerais-tu le Pape pour voir si ça lui tenterait de faire un caméo en rollerblade avec un vire vent sur sa capine ? »
LES RECHERCHISTES TIENNENT À RÉPONDRE AUX ATTACHÉES DE PRESSE À LA QUESTION « QU’ADVIENT-IL DE NOS COMMUNIQUÉS ? »
On nage dedans. On en a assez pour alimenter pendant 10 ans l’incinérateur d’Urgel Bourgie. On pourrait être le fournisseur officiel de masques en papier mâché du Carnaval de Rio. On a l’impression d’être le point de chute de la déforestation mondiale. Alors, il est normal que de temps en temps, on perde le vôtre. ÇA N’A RIEN DE PERSONNEL.
LES RECHERCHISTES ADMETTENT :
que le refus d’une recherchiste télé exprimé par la phrase : « Ç’a pas passé au comité » est l’équivalent du refus d’un directeur de programme de radio exprimé par la phrase : « C’est pas notre son ».
ET FINALEMENT, LES RECHERCHISTES RÉCLAMENT :
plus que 3 pieds cube de bureau;
le respect;
une poupée vaudou à l’effigie de Julie Snyder.
C’est dit ! Souhaitons que vous soyez maintenant sensibilisés au sort des pauvres recherchistes. Lorsque vous écouterez votre prochain téléthon, pensez que le monsieur en chaise roulante n’est pas le seul à faire pitié : il y a aussi la madame qui a dû booker Evan Joanness à 2 heures du matin aux Galeries de la Capitale.
Allez en paix !
P.-S. : Une invitation est lancée aux autres professions. Si vous trouvez que vous aussi, vous êtes à plaindre, communiquez avec Lise, la défenseresse [sic] des métiers négligés. Telle une Zorro de la plume, elle aura vite fait de vous régler ça en moins de deux !
21 janvier 2000 Aucun commentaire
Lise Raymond fait le contraire de Martha Stewart
Déjà le 14 décembre. Dans quelques jours, c’est Noël, puis après, c’est le 31 décembre 1999, puis après, l’Apocalypse, puis après, on reconstruit l’humanité sur des bases nouvelles. Mais en attendant, on est toujours pogné pour acheter des &*#?%$ de cadeaux et le temps presse. Les centres d’achats vont commencer bientôt à ressembler à des métros japonais à l’heure de pointe et il faut espérer trouver le petit trésor qui ne sera pas sauvagement échangé le lendemain. Pénible.
Heureusement, Lise Raymond, celle qui dirige l’entreprise de communications qui porte son nom, a eu amplement le temps de penser à tout ça pendant qu’elle se faisait rôtir sur les plages de Cuba la semaine dernière. Elle a observé ce qui suit : tout le monde donne une liste de cadeaux à ses proches sans être tout à fait sûr de recevoir un des objets convoités. C’est ennuyant. Ce qu’il faudrait, c’est leur proposer une liste de tous les cadeaux dont on ne veut rien savoir, comme ça, ça éviterait de « faker » des sourires plus souvent que des orgasmes dans le Temps des Fêtes. Juste pour avoir eu ce flash-là, Lise devrait avoir le droit de déduire son voyage de son revenu imposable.
C’est pourquoi Mme Raymond vous offre à tous, comme cadeaux de Noël, une telle liste que vous pourrez donner à votre entourage, augmentée de vos ajouts personnels. Le magasinage restera toujours pénible, mais au moins, vous saurez qu’un retour intéressant sur votre investissement vous attendra au pied de l’arbre le matin du 25. C’est toujours ça de pris…
POUR NOËL, LES FILLES NE VEULENT SURTOUT PAS :
une gogosse utile de chez Canadian Tire;
une balance;
un instrument rappelant l’époque révolue de la domination masculine (ex. : une vadrouille Abeille, un set de laveuse sécheuse, un ensemble cadeau Tupperware);
un 40 onces de 94 %;
un présent qui semble avoir été enveloppé avec les pieds, les yeux bandés;
quelque chose de brun;
du rince-bouche;
un ensemble cadeau comprenant un kit de cuir, une paire de menottes et une tête de lit en métal forgé;
une télécommande multifonctions;
un T-Shirt de Cannibal Corpse;
un kit de peinture à numéros représentant un clown triste;
un certificat cadeau pour une bague de fiançailles;
un déshabillé et des bas de laine qui matchent;
la même chose qu’à leur fête;
un briquet en forme de phallus;
un meuble IKEA démonté;
un gadget qui nécessite six batteries D;
quelque chose qui n’est pas design (vous pouvez leur offrir un support à bas, un crochet à viande, une tapette à mouche même, tant que c’est design).
POUR NOËL, LES GARS NE VEULENT SURTOUT PAS :
une gogosse inutile de chez Zone;
Les Femmes viennent de Vénus, les hommes viennent de Mars;
apprendre que vous êtes enceinte;
l’intégral de Spandau Ballet;
n’importe quoi qui vient sans livret d’instructions (ex. : une cravate, des bas, un chandail, des pantalons, etc.);
des chandelles qui sentent bon;
un calendrier d’outils où l’on ne voit que des outils;
un kit de cire chaude pour la poitrine (ça existe !);
un cadeau qui casse quand on le brasse très fort pour savoir c’est quoi;
un cadeau à caractère technologique qui dépasse leur niveau actuel de compréhension de la technologie en question;
une prescription de Viagra;
des pantalons avec une braguette qui se boutonne;
un outil relié aux rénovations qu’il y a à faire dans la cuisine depuis deux ans;
un bain moussant aux myrtilles et abricots;
du papier super beau qu’il ne faut pas déchirer en développant le cadeau;
un certificat cadeau pour un thérapeute de couple;
du tofu aux atacas à la place de la dinde.
14 décembre 1999 Aucun commentaire
The Lise Raymond story, rated PG
Lise Raymond… Depuis maintenant 2 ou 3 ans, vous suivez ses tribulations par l’entremise de ses communiqués et vous vous êtes souvent demandé : à quand la mini-série ? Une vie si trépidante ne mériterait-elle pas d’être diffusée le lundi soir après 4 et demi ? Tout ce qu’il y a à faire, après tout, c’est de trouver un producteur en moyen, un auteur américain et un prête-nom bien de chez-nous.
Dans l’idée d’intéresser des gens au projet, voici donc un petit synopsis. Certains événements de la vie de Lise ont bien sûr été romancés, mais l’essentiel a été conservé. Les noms ont été changés un petit peu afin d’éviter les poursuites. Des scènes de violence et de sexe ont été ajoutées afin de simplifier la tâche au scénariste américain qui adaptera l’histoire pour Hollywood. Voici donc :
MÉTIER : RELATIONNISTE
(Nous avons pensé aussi au titre : Les Dessous d’une relationniste qui permettrait : primo, de piquer l’attention de TQS; et secundo, d’aller chercher une commandite de Bikini Village. Mais bon, faut pas s’aliéner Télé-Québec non plus…)
Montréal, 1958. La lune est lugubre. Une femme crie. Dans une maison du quartier St-Henri, on voit cette dame en contraction livrer un enfant au monde. On dépose le poupon ensanglanté sur le sein de sa mère. Plutôt que d’essayer de téter, la petite fille empoigne le mamelon, lui imprime une torsion vers la droite et dit : « On pogne-tu CIBL ici ? » Le médecin, abasourdi, sombre dans le calvaire de la drogue et son histoire sera racontée en détail dans un des nombreux « spin-off » de la série.
16 ans plus tard. Liz Raymond (prononcer à l’anglaise) va à l’école au couvent des Ursulines. Elle apprend le clavecin et porte des broches (il y a un plan superbe à faire où on voit ses broches et, en fondu enchaîné, les cordes du clavecin). Un dimanche à l’église, alors qu’elle donne un concert, elle aperçoit un beau jeune homme dans la première rangée. C’est un Italien originaire de Sorel-Tracy qui s’appelle Guido. Troublée, elle s’enfarge dans ses notes, ce qui provoque l’hilarité générale. Elle quitte la maison du Seigneur en versant des larmes amères. Quelques jours plus tard, alors qu’elle est seule dans l’église en train d’épousseter le tabernacle, Guido la surprend. Ils se regardent puis s’embrassent fougueusement avec la langue et tout. De fil en aiguille, en passant par le chas, ils font l’amour sur l’autel et sur l’intro de Carmina Burana. Le curé les surprend, résiste à l’envie de prendre des photos pour sa collection personnelle, et les chasse, lui de elle, elle de la congrégation. Démunie, reniée par sa famille et tout, Liz cherche éperdument à revoir Guido qui la fuit. Elle apprend que c’est un musicien de rock’n'roll et que ces hommes n’ont de fidélité qu’envers la musique. Elle se promet bien qu’un jour, elle les fera manger dans sa main. Le destin de Liz Raymond est celé. Fin de l’épisode 1 (ou première pause publicitaire, tout dépendant du budget accordé par Téléfilm).
15 ans plus tard. Liz est une femme aigrie qui travaille chez Woolco. C’est le jour à 1.44Italien originaire de Sorel$. Elle poinçonne machinalement la marchandise que les clients achètent. Elle est une des meilleures pitonneuses du magasin, sa formation de claveniciste aidant. Alors qu’elle entre le code de marchandise d’un rouleau de scotch tape, elle lève les yeux et voit — qui ? — rien de moins que Engelbert Humperdink devant elle, l’air mal à l’aise. Il dit qu’il va payer son rouleau avec sa carte de crédit. Liz essaie, mais rien à faire, la carte ne passe pas. Engelbert s’effondre, dit qu’il est ruiné, que rien ne va plus dans sa vie, que si seulement une relationniste de presse compétente pouvait s’occuper de son plus récent album. Le patron du Woolco — un petit gros qui sent le Old Spice — se présente et demande ce qui se passe. Liz tente de lui expliquer qui est Engelbert et la nature de ses problèmes, mais le méchant ne veut rien entendre et affirme qu’il doit être payé rubis sur l’ongle. Liz l’envoie promener, dit qu’elle quitte son emploi, ouvre sa caisse, prend les billets de banque, les garroche dans les airs, les clients se précipitent pour les ramasser, le patron dit : « Mais… mais… » Liz part en riant avec Engelbert, et le patron, le faux toupet déplacé, fait une moue contrariée à la caméra. Ici, les ratings devraient défoncer ceux de La Petite Vie.
La carrière de Liz démarre sur les chapeaux de roues. On assiste à son premier succès où elle arrive à placer une chanson d’Engelbert dans une station country à Fort-Chimo. À l’instar de Murray Head, M. Humperdink devient une star au Québec et on le voit régulièrement aux Démons du midi. Liz croule sous les honneurs et reçoit 18 trophées au gala hors d’onde de l’ADISQ, une première mondiale que le réseau CNN couvre à la place de la guerre du Golfe.
Liz est sollicitée en diable et décide de fonder son entreprise : Liz Raymond Communications International Inc. Les plus grands la courtisent (ici, on aurait plein de caméos de vedettes, comme Huey Lewis and The News, Paco de Lucia et Markita Boies). Un jour qu’elle est dans son bureau au 145e étage de l’édifice qu’elle a fait construire au centre-ville, son secrétaire personnel (un rôle muet tenu par David Duchovny) ouvre la porte en essayant de retenir quelqu’un qui tente désespérément d’entrer. Il n’y arrive pas, et qui apparaît dans le bureau ? Pouf ! le cruel Guido… Il porte une barbe de trois jours et des espadrilles défoncés. Il explique son malheur : après avoir accompagné Toulouse — et vécu, dans ces années d’opulence, de poudre et de licence amoureuse — sa carrière s’est mise à péricliter. Tout ce qu’il a touché par la suite a essuyé un vibrant échec — même son groupe « Hommage à Maneige » — et il est persuadé que la cause de ses mésaventures est la faute qu’il a commise devant Dieu et devant Liz. Il est là maintenant pour implorer son pardon. La rancœur de Liz devant ce visage angélique s’évanouit tout à fait. Elle lui fait des remontrances, mais accepte de l’excuser. Le « make up sex » qui s’ensuit est un morceau digne d’anthologie.
Liz accepte de reprendre en main le destin professionnel de Guido. Aveuglée par l’amour et par ses pectoraux siliconés, elle se met à investir des millions pour faire lever sa carrière. Mais Guido, à cause de son arrogance, ne plaît pas au public québécois. Peu importe, Liz prépare un coup fumant : le soir de la St-Jean-Baptiste, il va prononcer un discours magistral rédigé par Gilles Vigneault qui fera vibrer la fibre nationaliste de la populace, le désignant ainsi comme le nouvel icône d’un peuple. Le soir arrive et Guido, plutôt que de crier avec passion « Vive le Québec libre », s’enfarge et clame avec véhémence : « Libérons la Saskatchewan ». Il quitte la scène sous les huées. Liz Raymond est tenue personnellement responsable de cette bévue monumentale, et l’ostracisme des médias achève de détruire l’empire qu’elle a si patiemment édifié.
Guido, égoïstement, se met à l’accabler et à lui reprocher sa déchéance. C’est à ce moment — et c’est l’événement clé du scénario — que Liz ouvre les yeux. Elle se redresse fièrement, cabrant les reins comme un cheval sauvage, et lui dit : « Toé, mon criss de tarla !… » Sous les applaudissements qui surgissent partout des chaumières canadiennes-françaises, elle le jette à la porte à grands coups de pied sur les balles de ping-pong. Le geste lui fait du bien, mais elle se retrouve néanmoins là, désœuvrée, face à un destin plus qu’incertain. Elle est en train de pleurer sur le trottoir quand, soudain, une voix familière se fait entendre. Elle dit : « Est-ce que je peux t’offrir du scotch tape ? » C’est Engelbert ! Il se souvient du soutien indéfectible qu’elle lui a apporté lors du pire épisode de sa vie, et il est prêt à faire pour elle ce qu’elle a fait pour lui. Elle prend la main qu’il lui tend et ils partent bras dessous, bras dessous vers un horizon lumineux, car l’amitié et les belles valeurs arrangent tout. Fin.
Comme vous le voyez, le scénario est assez habilement construit pour que le public réclame un « part II ». Si la demande est là, nous vous proposerons sans doute la suite. En attendant, faites de beaux rêves…
11 novembre 1999 Aucun commentaire
Lise Raymond et le second principe de la thermodynamique
Tout est mouvement. De l’infiniment petit à l’infiniment grand, de l’atome à l’amas de galaxies, de Gilles Girard à Plume Latraverse, tout bouge, tout se meut. La thermodynamique nous apprend que l’entropie de l’univers augmente, c’est-à-dire que que son état de désordre s’accroît avec le temps. Le chaos est notre destin; ce que nous connaissons aujourd’hui sera tout autre demain. La flèche du temps pointe vers le changement et ce qui était n’est déjà plus.
Bref, tout ça pour dire que Lise Raymond déménage encore.
Bien sûr, vous aurez compris qu’il s’agit de la Lise Raymond des communications qui portent son nom. Après plus de deux ans au même endroit — ce qui constitue un record d’allégeance pour Lise, histoires d’amour comprises — elle doit relocaliser son environnement de travail parce que… parce que tout est mouvement, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, et blablabla, il n’y a qu’à relire le paragraphe précédent.
La nouvelle adresse est la suivante :
Communications Lise Raymond (vous pouvez ajouter le mot « Internationales », ça flatte le côté « big shot » de Lise…)
**** B, rue ST-DENIS (notez le «B», qui n’est pas du tout une appréciation qualitative de son travail, mais bien une précision postale)
MONTRÉAL, QC (ici, pas de changement notable)
*** *** (comme on le voit, le code postal est facile à retenir puisqu’il s’agit également de la formule chimique du Mountain Dew)
Lise sera dans ses nouveaux bureaux dès le 22 octobre. Bonne nouvelle : le numéro de téléphone restera le même. Par un miracle de la technologie, vous n’aurez qu’à composer encore le (514) ***-**** et l’appel sera relayé par satellite de son ancienne adresse à sa nouvelle. On n’arrête pas le progrès.
Lise aura donc pris possession de ses appartements à temps pour le gala de l’ADISQ. Elle ne voudrait pas pour tout l’or du monde manquer cet événement pour lequel elle est en nomination deux fois (meilleure chanteuse country et claveniciste de l’année). D’autant plus que le hasard a voulu cette année que le gala ait lieu le soir de l’Halloween. Pendant que des petits monstres vont se promener de maison en maison pour quémander des bonbons, les monstres sacrés du showbiz québécois vont aller chercher leur nanane annuel…
Ce qui est intéressant, c’est que certains membres de l’assistance risquent d’être costumés. Qu’est-ce qu’ils porteront ? L’essentiel de la question réside là. Pour notre part, nous avons quelques suggestions :
• Nous imaginons parfaitement notre chère Ministre de la culture déguisée en Bill Clinton; il serait alors tout à fait logique de faire porter le costume de Monica Lewinsky à tous les producteurs.
• Il serait intéressant de voir Émile Subirana déguisé en Luc Plamondon, mais le risque qu’il se foute une baffe à toutes les fois qu’ils passerait devant un miroir serait trop grand.
• Un costume de sangsue conviendrait parfaitement à n’importe quelle attachée de presse…
• Éric Lapointe pourrait se déguiser en ange pour être conséquent avec le titre de son dernier album. L’association du spirituel et du spiritueux risque d’être intéressante lors du party d’après-gala.
• Un peu de poil sous les bras, une coupe bikini approximative et hop ! voilà Julie Snyder déguisée en Française…
• Richard Desjardins pourrait se déguiser en Richard Abel.
• Richard Abel pourrait se déguiser en abat-jour.
• Puisque Céline portait le costume de « Môman » l’an passé, il serait logique que Lara Fabian enfile celui de « Pôpa » cette année. Le risque qu’elle confonde « vendange » et « vidange » est cependant élevé.
• Et finalement, puisqu’elle aime beaucoup se promener, Lise Raymond pourrait se déguiser en Tintin. On pourrait même l’appeler Tintine. Après « Tintine à Longueuil », « Tintine sur la rue St-Laurent », voici « Tintine au coin de Rachel ». À venir : « Les Cigares du milieu du mois », « Objectif Une », « Joke en stock » et « L’Oreille cassée (après 8 heures de téléphone en ligne…) » !
14 octobre 1999 Aucun commentaire
Lise Raymond n’est pas seule
Ah ! le mois de septembre, mois de toutes les rentrées. Les enfants retournent à l’école habillés de beaux vêtements neufs, attendant avec allégresse le moment où ils seront joyeusement taxés. Nos vénérables aïeuls retournent en Floride, impatients de revivre le moment où l’avion touche le sol, cet instant magique où ils peuvent applaudir à tout rompre le pilote (ce qui amène la question suivante : s’ils avaient crashé en plein milieu du Connecticut, l’auraient-ils hué ?). Et, bien sûr, les artistes retournent au travail en lançant qui un disque, qui une saison théâtrale, qui un appel désespéré au gouvernement pour avoir une subvention.
Cette rentrée culturelle signifie pour vous, gens du milieu, que le téléphone va recommencer à sonner comme une corvette à Athènes équipée d’un système antivol. Et qui sera à l’autre bout de la ligne les trois quarts du temps ? Qui vous harcèlera encore plus que le twit qui appelle tout en respirant fort ?
Les attachées de presse, bien sûr…
Ces créatures, que certains aimeraient voir inscrites sur la liste des animaux en voie de disparition, ont la fâcheuse habitude d’être sur le dos de tout ce qui est susceptible d’obtenir un peu de rayonnement médiatique pour les artistes qu’elles représentent. Elles sont tannantes, gossantes insistantes : elles sont le supplice chinois de la goutte d’eau réincarné dans la race humaine.
… Du moins, c’est ce que nombre d’entre vous pensez. Mais cette sombre description de ce métier ingrat a le désavantage de ne présenter qu’un côté de la médaille. Les attachées de presse ont beau être considérées comme les Témoins de Jéhovah de l’industrie culturelle, ça ne les empêche pas d’endurer, elles aussi, les sottises de la nature humaine !
C’est d’ailleurs pourquoi sept d’entre elles se sont rencontrées à l’occasion d’un souper dans un restaurant branché du plateau Mont-Royal. Pendant trois heures, le cellulaire et la pagette à off, elles ont échangé autre chose que des CD promo ou des billets de spectacle. Elles ont janettebertrandisé sur leur métier et les angoisses qui s’y rattachent. Elles se sont tout dit… TOUT.
Commencez-vous à être nerveux ?
Étaient présentes : PATRICIA HUOT et ISABELLE DESAULNIERS, relationnistes entre autres de Judith Bérard, Diane Dufresne et Jean-Michel Anctil; ÉLIZABETH ROY, qui a comme dossiers chauds le Gala de l’ADISQ, le Festival de la Chanson de Granby et Martin Petit; NATHALIE COURVILLE, fraîchement revenue de Paris forte de son expérience en communications; JOHANNE BRUNET, attachée de presse du Quat’sous; et LISE et SOFIE RAYMOND, des Communications Lise Raymond dont vous avez reconnu le logo plus haut qui s’occupera cet automne du Cirque Éloize, Chloé Ste-Marie, Loreena McKennitt et Bourbon Gautier.
Voici quelques extraits commentés de ce qu’elles se sont dit. Leur drame vibrant y est exprimé en quelques phrases assassines. Sortez vos mouchoirs et compatissez. Ou, du moins, faites semblant…
• AP = attachée de presse
D’ABORD, L’APHORISME SUIVANT EST FAUX :
Si ça marche, c’est que l’œuvre est géniale; si ça floppe, c’est l’AP qui est sous-douée.
LA VÉRITÉ EST LA SUIVANTE :
Un CD plate restera toujours un CD plate. Il en va de même pour les spectacles d’humour, de théâtre et de musique.
MAIS AVEC UNE NUANCE :
Les sept AP présentes précisent qu’elles ont rarement eu à défendre un produit plate.
À L’INTENTION DES GÉRANTS, ARTISTES, ET COMPAGNIES DE PRODUCTION : IL A ÉTÉ ÉTABLI AVEC UNE CERTITUDE QUASI-BIBLIQUE QUE :
- les AP ne montent pas les maquettes des unes des quotidiens;
- elles ne poussent pas la souris des journalistes;
- elles ne connaissent aucune cérémonie vaudou permettant de contrôler, et/ou de faire dire ce qu’elles veulent aux représentants des médias;
- il est plus aisé de défriser un poil pelvien que d’obtenir une apparition au Point, avec ou sans « J ».
À L’INTENTION DES RECHERCHISTES :
IL EST TOUT AUSSI CERTAIN QUE :
- Si votre émission est diffusée le dimanche avant-midi dans la même case horaire que La Semaine verte, les probabilités d’avoir Céline en entrevue exclusive sont EXTRÊMEMENT MINCES. La réponse sera presque invariablement : « On lui en parle et on vous rappelle »;
- PRÉCISION : une primeur, par définition, ne peut se répéter; un artiste ne peut apparaître pour la première fois qu’une fois. Quand le clonage aura réussi à produire autre chose que des tétards ou des brebis, il sera possible de reconsidérer la question. MAIS PAS AVANT…
LES AP RÉCLAMENT CE QUI SUIT (sous peine de partir un syndicat avant longtemps) :
- le droit de ne pas répondre au téléphone à la maison : l’afficheur n’a pas été inventé pour rien;
- le droit de fermer le cellulaire dans les occasions suivantes : funérailles, parties de fesses, opérations à cœur ouvert;
- le droit, comme le reste de l’Occident, aux week-end off;
ELLES VEULENT ÉGALEMENT :
- être payées temps double après 17H00;
- pouvoir facturer à leurs clients les frais afférents aux crises existentielles qu’ils leur font subir : massages, acupuncteurs, ostéopathes, S.A.Q., etc.
- être rémunérées pour le cours INDUSTRIE 101 qu’elles ont à donner très souvent;
- se voir remettre un doctorat honoris causa en psychologie.
LES AP S’INTERROGENT :
- Qui est l’informateur des pique-assiettes ? Qui leur dévoile l’horaire des rendez-vous de l’industrie ? Une récompense digne de celle offerte pour la capture des Frères Dalton sera remise à toute personne permettant l’arrestation du stool…
- Où se trouve le trou noir, le vacuum où s’évapore tous les kits de promo ? Y a-t-il un endroit dans l’univers, à l’autre extrémité du worm hole, où s’accumule des milliards de découpures de presse et de communiqués agonisants ? Est-ce qu’ils leur arrivent la même chose qu’à la chaussette dans la sécheuse ?
- Les réceptionnistes ont-elles des parts dans les magasins L’Échange ?
- Les fax des journalistes sont-ils généralement installés juste au-dessus du bac vert ?
FINALEMENT, LES SEPT AP PRÉSENTES, APRÈS UN REPAS BIEN ARROSÉ, TIENNENT À DÉCLARER AU MONDE ENTIER CE QUI SUIT :
Elles sont :
- fines,
- belles,
- intelligentes,
- attachantes,
- drôles,
- compréhensives,
- complices et solidaires,
- pas compétitives,
- en amour les unes avec les autres,
- pas mal pompettes, c’est le temps d’aller se coucher…
Voilà ! Espérons que ces quelques éclaircissements ouvriront les yeux à ceux qui veulent voir. N’oubliez jamais que derrière chaque attachée de presse se cache un être humain… Et que cet être humain mérite le respect, l’admiration et un stylo laminé après 25 ans de service.
8 septembre 1999 3 commentaires
Lise Raymond fulmine
Le bonheur est une chose fugace. Vous pensez le tenir entre vos mains aussi solidement qu’un rapper tient son sachet, mais soudain, il glisse entre vos doigts et, adieu veau, vache, lait, cochon, votre vie vient de basculer dans une noirceur toute apocalyptique.
Elle est cruelle, la vie, va.
La preuve : ceux qui ont suivi les aventures de Lise Raymond depuis ses tout débuts — nous parlons bien sûr de la sémillante propriétaire de l’entreprise de communications qui porte son nom — ceux-là, donc, savent que le destin s’est déjà acharné sur elle avec la vigueur d’un lemming en période de rut. Vols à répétition, déménagements forcés, etc, ce n’était pas le Sahel, mais bon, ça rendait les lundis matin encore plus sacrant qu’ils le sont naturellement. Mais après la tempête, le ciel bleu était revenu dans sa vie, et, depuis, elle voguait allégrement sur les flots de la joie comme une frégate à Valleyfield.
Mais le weekend dernier, peut-être pour accomplir la noire prédiction de Nostradamus, le malheur s’est de nouveau abattu sur elle comme les médias sur Serge Losique. Les tourments de la Géhenne sont une joke à côté de l’épreuve qu’elle a subie.
En effet, dimanche dernier, Lise s’est fait volé sa sacoche.
Femme, vous le savez : combien de secrets résident dans un sac à main ! Combien de choses soigneusement dissimulées à la face du monde entier, et on ne parle pas seulement du numéro de la Visa, sont cachées dans la petite poche avec le zipper ! Lise s’est réveillée lundi matin en se sentant nue, violée. Il fallait faire le deuil de tout : ses cartes, ses numéros de téléphone patiemment accumulés sur des cartons d’allumettes, son autographe de Mère Teresa… Comme un membre amputé, elle sentait encore la courroie qui pendait à son épaule.
Alors voilà… À l’enfoiré qui a commis le crime, si jamais il lui arrive de lire ce papier, elle veut simplement dire ceci : « Les paparmannes roses qui se trouvaient dans la poche extérieure de mon sac et que tu as sans doute mangés en vidant ta nouvelle acquisition, eh bien ! ils étaient là depuis 12 ans ! Quand de la broue pourpre te sortira du nombril, tu penseras à moi… »
Mais trêve de ressentiments et d’acrimonie. Le propos de ce communiqué, c’est de vous proposer un nouveau mots croisés. Et pas piqué des vers, croyez-nous. Il s’agit d’une grille en l’honneur des gagnants du mois de mai, ces deux pervers qui étaient parvenus à terminer notre mots croisés vicieux; elle constitue en quelque sorte leur prix. Les voilà donc immortalisés horizontalement et verticalement, ce qui n’est pas sans rappeler ce qui est arrivé à un certain barbu voilà 2000 ans. Voyez sa renommée maintenant…
Concocté encore une fois avec l’aide de Frédérique Tiefry, la rédactrice de la grille casse-cou du dimanche dans le Journal de Montréal, ce casse-tête vous demandera patience et longueur de temps (ce qui vaut toujours mieux que force et que rage). Sachez que « C1 » et « C2 » désignent lesdits gagnants et que leurs noms complets forment la potence de la grille. Ceux qui n’ont pas le réflexe « bac vert » n’ont qu’à se rapporter au communiqué du mois de juin pour savoir de qui il s’agit. Les autres, rendez vous au centre de tri avec une pelle.
Bonne chance à tous et rappelez-vous que la fin du monde était mercredi passé, alors ne vous étonnez pas si le chèque d’allocation familiale est en retard.
18 août 1999 Aucun commentaire
