Le blogue d’une relationniste de presse
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Catégorie — — 2000 —

Lise Raymond perce le mystère de Noël

Noël arrive. Vous l’avez sûrement remarqué puisque les magasins le proclament au néon depuis le jour suivant l’Halloween, avides qu’ils sont de nous voir surconsommer à chaque fête légale. Avec Noël, nous assistons au retour d’un tas de traditions charmantes, mais, convenons-en, incongrues. Pourquoi la messe a-t-elle lieu à minuit ? Pourquoi mange-t-on de la dinde et pourquoi la fourre-t-on aux atacas ? Pourquoi offre-t-on un biscuit et un verre de lait à un pur étranger qui entre chez nous par effraction et comment croyons-nous enseigner la prudence la plus élémentaire à nos enfants de cette façon ? Toutes ces questions, vous comprenez bien, sont venues taquiner l’esprit toujours en ébullition de notre Lise Raymond nationale, celle qui possède la célèbre entreprise de communications qui porte son nom. Après une enquête exhaustive, elle vous livre ici le fruit de ses recherches, espérant jeter un éclairage nouveau sur cette fête désacralisée. Avouez que vous êtes impressionnés par l’utilisation de l’adjectif « désacralisée ». Enfin, bref, hors propos, revenons à nos moutons (ceux qu’on retrouve sous la crèche)…

Première tradition : le Père Noël. Les érudits dans la salle vont tous commencer à nous raconter l’histoire de Saint-Nicolas (pour son origine) et de Coca-Cola (pour son apparence actuelle). Eh bien vous avez tout faux ! Un point négligé par tous, c’est que le gros monsieur rouge, il est albinos. Le symbole est là. Papa Noël manque de mélanine, ce qui fait qu’il n’a pas de couleur, qu’il n’est d’aucune race. Il s’agit d’une invitation à célébrer un Noël sans frontières, où culture et couleur de peau n’ont pas leurs places. C’est peut-être aussi une façon subtile de nous rappeler qu’il faut penser à Pierre Bourgault de temps en temps, mais, bon, on n’est pas sûr, c’est ça le propre des symboles, d’être un tant soit peu obscurs…

Pourquoi le Père Noël doit-il passer par la cheminée maintenant ? Il pourrait passer par beaucoup d’autres endroits, mais il choisit la cheminée. Si on y pense un peu, c’est très simple. Un être humain qui passe par un couloir sombre et étroit, c’est tout ce qu’il y a de plus freudien comme symbole : il naît, simplement. Il part du toit-utérus, passe par la cheminée-vagin et tombe dans le foyer-sein maternel. Ensuite, il nous apporte des cadeaux-ovules qu’il dépose au pied du sapin-phallus. Ça saute aux yeux.

À partir de là, tout prend un sens. Le Père Noël en rouge, c’est le sang, la douleur de l’enfantement; le verre de lait, c’est la lactation maternelle; le bas accroché à la cheminée, c’est le condom abandonné; les grelots après les chevaux, c’est un paquet de petits testicules qui se rappellent à nous. Et ça, c’est sans compter ce désir irrépressible qu’on a de fourrer la dinde. Vous comprenez pourquoi maintenant les mononcles feelent cochon rendu au dessert ?

De plus, apprenez que le gui était un symbole de fertilité chez les anciens Gaulois. Même si on s’embrasse chastement en dessous, ça veut quand même dire qu’on a envie de procréer là, dans l’entrée, comme des pervers, devant toute la parenté.

Oubliez l’histoire de l’albinos : tout est relié. S’il n’y avait pas tous ces symboles pour sublimer nos instincts les plus archaïques, la fête de Noël serait une gigantesque orgie avec pour conséquence, neuf mois plus tard, l’arrivée d’un paquet de consanguins qui viendraient abâtardir la race humaine et appauvrir son patrimoine génétique.

Je vous le dis, Noël, c’est une question de survie. Méditez là-dessus pendant vos vacances des Fêtes !

Joyeux Noël, les amis !

25 décembre 2000   Aucun commentaire

Lise Raymond est hantée par son passé

Certains attachements semblent cosmiques : la mystérieuse personne qui nous sourit toujours au café du coin, l’ami qui appelle à chaque fois qu’on pense à lui, le caniche qui prend notre jarret pour une poupée gonflable. Ces liens ont quelque chose de surnaturel. On dirait qu’ils ont été cultivés dans des vies antérieures — pour autant, bien sûr qu’une vie antérieure, ça existe, mais quand on regarde Néron et Pierre Bourque et qu’on fait un parallèle, on n’en doute pas un instant.

Prenez le cas de Lise Raymond, oui, celle des communications du même nom. Tous ceux qui ont lu son autobiographie savent qu’avant de fonder son entreprise cotée en bourse (« Une valeur sûre » selon Fidelity Investement), Lise a fourbi ses armes comme relationniste de presse dans différents bureaux, entre autres ceux de BMG Québec. À cet endroit, elles bossaient en compagnie de CAROLINE LAGUEUX, une bonne pote avec qui elle a toujours gardé contact par la suite. Alors voilà, Caroline a décidé, il y a peu, d’embrasser la merveilleuse carrière de pigiste, ce merveilleux état professionnel où l’on apprend à ramasser ses reçus et à se passer d’assurance-chômage. Après avoir fait ce que tout bon pigiste fait, c’est-à-dire squatter son domicile et l’ensevelir sous des tonnes de paperasse gouvernementale, elle s’est lassée et est partie à la recherche d’un beau bureau tout neuf où elle pourrait faire des cochonneries sur la photocopieuse sans être constamment interrompue par des Témoins de Jéhovah.

Et c’est là que la coïncidence mystique est survenue : Lise, ayant tout récemment perdu sa partenaire d’espace (néologisme pour désigner un coloc), cherchait quelqu’un pour cohabiter professionnellement dans ses bureaux sis sur la rue Saint-Denis. Caroline et elle se sont donc parlé et puis pouf ! les voilà-ti pas voisines de bureau comme dans le temps, en 94, cette époque folle où tout semblait permis, y compris payer avec des deux piasses en papier.

Certains cyniques dans la salle n’y verront là qu’une anecdote banale, pas de quoi faire un communiqué, surtout après deux mois de silence. Mais l’histoire de deux âmes qui se retrouvent, d’un couple qui se reforme, ça ne fait pas du bien, vous pensez, ce n’est pas une belle leçon de vie, un bémol chantant face à la vague ambiante de séparation et de passion déchirée. Prenez deux minutes pour méditer tout ça en sniffant de l’encens et vous verrez qu’un peu de bonheur une fois de temps en temps ça fait du bien NON MAIS ON N’A PAS LE DROIT D’ÊTRE HEUREUX BORDEL DE MERDE !!!

La communication vient subitement d’être rompue, pardon… Lise Raymond tient à assurer tous ses lecteurs qu’elle est foncièrement désolée et que c’est la dernière fois qu’elle commande un communiqué en plein SPM (PMS pour les anglophones). Elle assure qu’elle ne voulait qu’annoncer l’arrivée de Caroline dans les bureaux attenants au sien, et non pas ergoter sur des sujets complexes comme le mal de vivre de l’Homme contemporain. Elle voulait aussi noter la présence d’une autre Lise Raymond dans le milieu de la relation de presse et s’en étonner en abordant le sujet de la dualité humaine au moyen d’un essai intitulé Lise Raymond et son double, texte écrit en résonance avec Le Théâtre et son double d’Antonin Artaud mais là, vous imaginez, on l’aurait taxée d’intellectualisme à outrance et on lui aurait proposé de faire les relations de presse de Léa Pool. Alors autant conclure en disant que c’est la fin et on se reparle quand ça ira mieux…

5 octobre 2000   Aucun commentaire

Lise Raymond et les ressources humaines

Qui a une entreprise ici ? Levez la main. Non, nous ne nous adressons pas aux simples salariés ou contractuels qui n’ont d’autres soucis que de se poster près de la boîte aux lettres pour attendre leur chèque et faire parfois un burn-out, mais bon, c’est juste parce qu’ils ont une petite constitution. Nous désirons parler à ceux qui ont la fibre de l’entrepreneurship : les bâtisseurs, les décideurs, ceux que l’on surnomme le Québec de demain, tant que demain, ce n’est pas un jour de fin de semaine. C’est avec ces gens qui connaissent la vraie signification du mot « risque » (et du mot « accident cardio-vasculaire ») que nous désirons nous entretenir du sujet du mois : les ressources humaines. Les autres, pendant ce temps-là, peuvent continuer à recevoir leur T-4 et nous laisser jaser entre grandes personnes…

Tout le monde sait qu’un des départements les plus difficiles à gérer dans une entreprise, c’est celui des ressources humaines. Parce qu’un être humain, ce n’est pas un chiffre — à part peut-être dans l’expression 69. Un homme, une femme, ce sont de complexes petites machines pleines d’enfance malheureuse et d’Oedipe mal résolu qui ne se laissent pas enrégimenter aussi facilement que des caniches bien nourris. LISE RAYMOND, celle dont l’entreprise porte son nom, possède une grande expérience en la matière. Ayant eu à gérer quotidiennement de vastes équipes de une personne depuis au moins quatre ans, elle sait désormais qu’il ne faut pas leur crier après plus de quinze heures par semaine, sinon ils essaient de se négocier un comprimé de Prozac par jour dans leur convention collective.

Elle a appris également qu’un employé agit exactement comme un homme. À un moment donné, il part. Il peut avoir les pires raisons du monde, comme les meilleures, ce n’est pas grave : il part ! Pourquoi on n’entend pas plus souvent Le Temps qu’il nous reste de Fernand Gignac dans les partys de bureau ? Fouillez-moi pourquoi ! Un employeur a deux choix lorsque ceci se produit, un peu comme lors d’une peine d’amour : s’attrister sur son pauvre sort ou gifler l’énergumène en lui disant qu’ils sont tous pareils. Il existe bien sûr une solution mitoyenne : se quitter dans la joie et l’allégresse en se remémorant les bons moments passés. Ça arrive parfois dans les films américains. Mais dans l’ensemble, il faut se souvenir que d’une façon ou d’une autre, ça va coûter 4%.

Tout ça pour dire que ce qui devait arrivé arriva. Sofie Raymond, fidèle assistante de Lise depuis deux ans a quitté l’entreprise au mois de mai dernier. Ses raisons lui appartiennent. Mais Lise, comme une amoureuse éconduite, a fait ce qu’on fait dans ce temps-là : elle s’est précipitée sur une béquille. Fallait bien cicatriser la plaie… Elle n’était pas pour rester là à regarder le bureau de Sofie en soupirant, la tête penchée sur le côté. Y a des limites à l’apitoiement…

Alors voilà, elle a engagé Maggy. Maggy Roy, pour être précis. Une nouvelle fille au bureau, qui comme les autres, va partir à un moment donné, car c’est ce que les employés font. Mais entre temps, Lise a l’intention de se faire respecter. Oh v! que oui… C’est pourquoi Lise appelle désormais sa nouvelle employée « Maggy s’tie ! ». « Maggy s’tie ! appelle La Presse ! » « Maggy, s’tie ! apporte-moi le dossier de Coup de cœur francophone ! » « Maggy s’tie ! dis-y que chu en réunion. ». Au diable la co-gestion avec partenariat intégré. La bonne vieille relation amour/haine entre le boss et l’employé, y a que ça de vrai.

Ne vous surprenez donc pas si vous entendez Lise parler grassement au bureau. C’est simplement sa façon à elle de gérer sa ressource humaine. Faut se faire respecter, non de non.

P.-S : Lise tient à préciser qu’elle sera en vacances du 26 juillet au 14 août 2000. Et que cette année, ELLE NE CHANGERA PAS SES DATES ! Ça fait partie de son nouveau mode de gestion : le respect total et absolu des besoins du boss. Mais pour montrer sa magnanimité, elle a magnanimement consenti des vacances à Maggy s’tie qui ne sera pas là les 28 et 31 juillet 2000 ainsi que les 1er et 2 août 2000. Veuillez donc noter que la shop sera entièrement et totalement fermée ces dates-là. Merci.

21 juin 2000   Aucun commentaire

La comptable de Lise Raymond et la culture japonaise

Fin avril. Oui, mesdames et messieurs, c’est le temps béni de l’année où notre argent est aspiré mystérieusement par le trou noir de nos capitales nationales. C’est également le temps où ceux qui ont choisi la vie calme et rangée de comptable éprouvent enfin la dure réalité de la vie de travailleur autonome. On dira ce qu’on voudra, mais ça fait parfois du bien de voir d’autres que soi faire du 90 heures/semaine et se nourrir de café par intraveineuse…

Mais loin de nous l’idée de narguer qui que ce soit. Au contraire : LISE RAYMOND, celle qui possède l’entreprise de communication qui porte son nom, veut rendre hommage ici à sa comptable personnelle, la très importante LISE PLOURDE, et, par extension, à tous ces comptables qui travaillent dans l’ombre des PME, soutenant parfois celles-ci à bout de bras, insufflant à la fois courage et réalisme à leur propriétaire. Car, en effet, sans comptable, que serions-nous ?

Probablement en prison, mais là n’est pas la question…

Pour lui rendre hommage donc, nous avons pensé lui donner la parole sous forme de haïkus — vous savez, ces charmants petits poèmes japonais faits de deux vers pentasyllabiques, et d’un autre, heptasyllabiques. Vous connaissez, non ? Le Reader’s Digest japonais en est plein…

Peu importe. Si la merveilleuse comptable de Lise Raymond écrivait des haïkus, ça ressemblerait selon nous à ceci :

Comment être riche
Y en rentre plus qu’il en sort
Principe de base

Aime ton prochain
Surtout s’il est sage et bon
Et gérant de caisse

Achat de BM
Promo d’Evan Joanness
Ça balance pas

Quatre-vingt-dix jours
Pour un compte recevable
Menaces de mort

Le premier du mois
Ça vient vite en torpinouche
Marge de crédit

Oublié un reçu
Intransigeante comptable
Retourne le chercher

Pas payer d’impôt
Truc facile à retenir
Ne fait pas d’argent

Quatre-vingt-dix jours
Mais pour un compte payable
Regarder ailleurs

Désir de grandeur
La comptable est la sagesse
Fuck l’augmentation

Une fois par mois
Fouillis de Lise Raymond
Patience infinie

Sentez-vous libre de les découper et de les coller sur la machine à café. Les Lise Plourde de ce monde le méritent bien, allez…

26 avril 2000   Aucun commentaire

Lise Raymond pratique un métier qui n’est pas de tout repos

Il y en a qui sont prêts à n’importe quoi pour ressentir la poussée d’adrénaline que procure le danger. Prenez juste le Français qui se prend pour Spiderman, celui qui escalade tous les gratte-ciels de la planète sans corde, sans filet, et probablement sans santé mentale. De deux choses l’une : ou il en avait vraiment marre de se faire harceler par les représentants des compagnies d’assurance-vie et il a pris les grands moyens; ou il a été élevé par une famille d’écureuils et il en a gardé des séquelles sévères; on l’imagine faisant des provisions monstres à tous les automnes. Eh bien ! à ce personnage assoiffé de sueurs froides, nous ne dirons qu’une chose :

« Moumoune ! »

Vous avez bien lu : « Moumoune ! » L’angoisse qu’il éprouve, accroché aux parois des buildings de ce monde, n’a rien, mais alors là rien, de comparable à ce que ressent chaque jour LISE RAYMOND — oui, la Lise Raymond des Communications du même nom. Car le métier de relationniste dans le merveilleux monde du showbiz québécois est rempli de dangers innommables que nous allons vous nommer de toute façon.

La terreur est là, tapie dans chaque repli du quotidien. Imaginez l’horreur de vivre dans la crainte perpétuelle de réveiller un musicien, peu importe l’heure à laquelle vous l’appelez dans la journée. Imaginez l’anxiété éprouvée quand on vous demande de faire le tracking radio d’un groupe de musique klezmer au AM de Matagami. Imaginez l’effroi ressenti lorsque vous devez partir de CIBL, vous rendre à TQS, revenir à Radio-Canada, voler vers CKOI, puis finir à CISM, tout ça en une heure et demi, en pleine heure de pointe, en parlant au cellulaire, et en demandant à Patrick Bruel de vous lâcher la cuisse.

Imaginez : à chaque première, à chaque lancement, à chaque événement public, vous risquez de tomber face à face avec madame Minou. C’est sans issue : il est impossible de se camoufler derrière un hors-d’œuvre. Si son orbite croise la vôtre, vous voilà tremblant, en sueur, pareil à la chèvre de Monsieur Seguin face à son destin.

Imaginez : vous ne savez jamais quand un artiste va soudain se prendre pour un terroriste du Jihad islamique et se mettre à bûcher sur tout ce qui bouge dans un avion. Une relationniste a beau aimé recevoir les appels des journalistes, mais quand le téléphone se met à sonner comme dans la dernière heure d’un téléthon, comment ne pas éprouver une peur panique ?

Non, ce métier n’est pas de tout repos. La frayeur est son lot quotidien. L’épouvante est chaque jour au rendez-vous. Allez-y ! Offrez-vous des sensations fortes : sautez en parachute, plongez en bungee, allez voir I Know What You Did Last Summer part 12 . Jamais vous ne connaîtrez le danger si vous ne passez pas au moins une journée dans la peau de Lise Raymond !

Mais à part ça, ça va bien…

1 mars 2000   Aucun commentaire

Lise Raymond a une force de caractère peu commune

Prendre une résolution, c’est une chose; la tenir en est une autre. Après un mois, LISE RAYMOND — celle des communications du même nom — peut maintenant fièrement affirmer qu’elle ne fait pas partie de ces pauvres représentants du genre humain qui ne savent pas respecter leurs engagements. Car aujourd’hui, après l’avoir solennellement promis le premier de l’an alors que tout le monde cuvait son champagne, Lise Raymond peut proclamer à la face du monde qu’elle ne fume plus ! Bien sûr qu’elle a les lèvres décolorées à force de téter des paparmannes; bien sûr que la taille de ses pantalons a augmenté en flèche comme le prix de l’essence; bien sûr que son visage est agité de spasmes qui lui donnent vaguement l’air de Joe Cocker à Woodstock. Mais là n’est pas la question : Lise est désormais boucane proof. Pour tout dire, elle dort avec la photo d’Allan Rock collée sur la poitrine. C’est une nouvelle femme, je vous le jure.

Ceci étant dit, passons au vif du sujet. La plupart d’entre vous n’ont probablement pas eu vent de la chose, mais sachez que le très distingué ENGELBERT HUMPERDINCK s’est produit en spectacle pas plus tard que dimanche dernier à Montréal (disons que c’est passé aussi inaperçu qu’une visite d’Allan Theo au Sisters). Vous vous souviendrez qu’Engie (sa mère l’appelle comme ça) était la co-vedette du projet de mini-série THE LISE RAYMOND STORY que vous avez eu l’occasion de lire en ces pages au mois de novembre dernier. L’événement est survenu au bon moment, puisque nous avions justement l’intention de vous offrir, à la demande générale, la deuxième partie de cette oeuvre troublante. Sortez le pop corn, l’action va dégouliner de partout !

Flash-back du dernier épisode : on se rappelle que Lise était tombée dans la déchéance totale à cause de Guido, son amour de jeunesse ingrat. J’y pense : pourquoi Guido ? On dirait un nom de mascotte de restaurant italien. Enfin… Tout s’était bien terminé néanmoins, car Engelbert était venu à son secours. Encore un homme qui vient sauver la mise. Comme si les femmes n’étaient pas capables de s’en sortir toute seule. Le scénariste a erré un peu ici, mais bon, nous en étions rendu là. La première émission du sequel commence par un lent travelling sur un hôpital. Je sais, avant ça, il y a eu le commanditaire « Chrysler ou autre Gâteaux Vachon » qui a dit qu’il était bien content de s’associer à l’émission, alors que l’émission, il s’en fout royalement, ce qu’il veut, c’est attraper ceux qui écoutent l’émission précédente et qui attendent de savoir ce qui va jouer avant de zapper. Mais bon, c’est pas important, poursuivons. Y a pas quelqu’un qui aurait une paparmanne ? J’ai une de ces faims.

Donc, Lise est à l’hôpital. Engelbert et elle attendent un enfant. Ouache&nbsp;! Voyons, ça ne marche pas. Tout le monde sait qu’il est gai comme un pinson. On ne peut pas s’appeler Engelbert impunément. Dans l’intimité, il doit porter des pantalons de cuir pas de fesses. Il fait chaud ici, vous ne trouvez pas&nbsp;? Bon, où en étais-je&nbsp;? Ah oui&nbsp;! Engelbert et Lise. Ils n’ont pas eu d’enfant. Disons que Lise est à l’hôpital en cure de désintoxication parce qu’elle se shoote à la crème caramel. Ah oui, une bonne crème caramel, ouh que ça serait bon. Y a vraiment personne qui a des paparmannes&nbsp;? En tout cas… Elle a des gros problèmes d’intoxications, DES GROS PROBLÈMES D’INTOXICATIONS, car sa carrière n’arrive pas à reprendre son envol. C’est-tu moi, ou on gèle ici&nbsp;? Donc, Lise a des problèmes d’intoxications, ça lui prend des patches de la grosseur d’un édredon pour ne pas retomber dedans, elle est, voyons, qu’est-ce que, elle, quessé j’disais&nbsp;? elle a des problèmes de… ça commence par «&nbsp;c&nbsp;»… de CONCENTRATION, c’est ça, et… Est-ce que j’ai entendu quelqu’un rire&nbsp;? EST-CE QUE J’AI ENTENDU QUELQU’UN RIRE&nbsp;?!? S’il vous plaît, taisez-vous, on s’entend plus réfléchir y a personne qui a un osxxx de paparmanne&nbsp;? Alors, où j’en étais&nbsp;? Ah&nbsp;! oui&nbsp;: n’oubliez pas Coup de coeur francophone, bientôt, avec… c’est pas ça. LE PREMIER QUI RIT JE L’EXPÉDIE EN CHINE PAR LE PLANCHER&nbsp;! Pis le téléphone qui arrête pas de sonner, comment voulez-vous que je*($?#* #()”*()”_)*UIW**1⁄2Ø<thorn><eth>1⁄2<thorn>®1⁄2€y´±®Y´y´•Y´€ C’EST QUI QUI A PESÉ SUR SHIFT PENDANT QUE J’ÉCRIVAIS&nbsp;!
ÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂÂH&nbsp;!!!!!!

Nous sommes désolés, mais nous avons perdu la communication. Dès que la situation sera rétablie, nous reprendrons notre programmation habituelle. Entre temps, postez des paparmannes, ça pourrait aider. À bientôt.

P.-S.&nbsp;: Nous ne voudrions pas vous quitter sans réitérer l’invitation qui a été faite le mois dernier aux différentes professions du milieu artistique pour une séance de défoulement public. Entre autres, si vous êtes chanteuse, animateur ou agent de promo, il y a de vos pairs qui ont déjà manifesté leur envie de crier leur frustration au monde entier. Alors, appelez Lise. Elle vous bookera un souper et elle arrangera tout ça. Ne lui fumez pas dans la face, c’est tout ce qu’elle demande.

10 février 2000   Aucun commentaire

Lise Raymond au pays des recherchistes télé

Peut-être vous souvenez vous qu’au mois de septembre dernier, LISE RAYMOND, des communications du même nom, avait émis un communiqué exprimant en long et large les grandeurs et misères du travail d’attachée de presse. Ce papier, bilan de la rencontre d’une dizaine de relationnistes, avait enfin permis aux membres d’un corps de métier peu connu d’exprimer leur réalité (et leurs émotions un coup pompette).

Croyez-le ou non, ce cri du cœur a fait des jaloux. « Si les attachées de presse ont le droit de se défouler, pourquoi pas nous ? », se sont demandé les autres travailleurs de l’industrie du spectacle. Entre autres, deux RECHERCHISTES de la télévision (celles dont le nom est suivi d’un astérisque sur la liste ci-dessous) ont fait parvenir un courriel à Lise pour lui dire que de l’autre côté de la clôture, ce n’était pas rose non plus. « Qu’à cela ne tienne ! » a-t-elle répondu. Donnons leur la parole à elles aussi, puisque nous vivons en démocratie et qu’il est important que l’opprimé s’exprime et que la veuve et l’orphelin aient leur chèque au début de chaque mois ! »

Alors un autre souper a été organisé pour permettre aux recherchistes de crever l’abcès.
Étaient présentes :

Josée Bélisle*, recherchiste à La Fureur;
Claudine Hamel*, de l’émission Les Mordus;
Céline Johnson, du Plaisir croît avec l’usage;
Chantal Marquis, recherchiste aux Choix de Sophie;
Sylvie Dumontier, de l’émission culturelle De Bouche à oreille, qui a eu l’initiative originale de s’identifier comme une commis chez Wal-Mart au moyen d’un petit papier qui disait : « Bonjour, je m’appelle Sylvie »;
Jacynthe Laporte, qui œuvre à La Fin du monde est à sept heures;
Danika Marquis, en congé de maternité, mais anciennement des Choix de Sophie, et de Fais-moi rire;
Lise Raymond et Patricia Huot, attachées de presse prêtes à défendre leur profession au cas où on déciderait de la passer au « batte »…

Les récriminations ont fusé, mais jamais autant que les sourires exprimant la joie de pouvoir partager ses frustrations. Voici donc ce que les recherchistes ont sur le cœur, car elles en ont un, malgré ce que vous pourriez penser…

LES RECHERCHISTES DE TÉLÉVISION TIENNENT À AFFIRMER HAUT ET FORT QU’ELLES NE SONT PLUS CAPABLES DE DEALER AVEC :

les BBM (Comme s’il n’existait que quatre (?) semaines par saison où il est important de faire de la bonne télé. L’annonceur sait-il qu’en payant pour 2,5 millions de spectateurs, il paie pour la semaine où Céline Dion, Pamela Anderson, les Rolling Stones et la Reine d’Angleterre étaient sur le même show ?)

la pression d’avoir, cette semaine-là, des « gros noms » (Le problème, ce n’est pas tant qu’on demande des gros noms, c’est qu’on veut toujours les mêmes dix, dont quatre qui ne veulent pas faire de télé, trois qui n’ont rien à ploguer et deux qui étaient sur le show la semaine dernière.)

« ces agents qui veulent trop » (Il y a de très fortes chances — après avoir essuyé soixante refus pour « booker » votre artiste sur une émission — que vous en essuyiez un autre au soixante et unième essai. La même loi que celle de l’orgasme s’applique ici : « À trop vouloir l’atteindre, non seulement on ne l’obtient pas, mais on pète aussi les ressorts de son lit [vieux proverbe estonien]. »)

la longueur des messages des attachées de presse sur leurs répondeurs (Le mot « CONCIS » n’a pas à être précédé du préfixe « CIR » pour être intéressant.)

un artiste qui dit « oui », un gérant qui dit « non », et une attachée de presse qui dit « peut-être »

la phrase : « Bon ben, vu que tu veux pas, j’vas demander à l’animateur d’abord (ou au réalisateur, ou au producteur, ou à Clément Chagnon direct (J’pas sûr du nom de ce dernier : c’est qui le boss de Vidéotron-TVA déjà ?)

et enfin, et surtout, les « DÉBOOKING » à une heure d’avis… à moins de fournir la prescription de Prozac qui permettra de passer au travers.

LES RECHERCHISTES EN ONT SOUPÉ D’ETENDRE LES PHRASES SUIVANTES :

De la part des attachées de presse :
« On va vous rappeler. »
« C’est quoi vos cotes d’écoute ? »
« I’ peut-tu amener ses musiciens, un quatuor à cordes pis sa choriste ? »

De la part du staff de l’émission :
« C’est pas assez hot… »
« Faut que ça soit une primeur, sinon on le prend pas. »
« Appellerais-tu le Pape pour voir si ça lui tenterait de faire un caméo en rollerblade avec un vire vent sur sa capine ? »

LES RECHERCHISTES TIENNENT À RÉPONDRE AUX ATTACHÉES DE PRESSE À LA QUESTION « QU’ADVIENT-IL DE NOS COMMUNIQUÉS ? »

On nage dedans. On en a assez pour alimenter pendant 10 ans l’incinérateur d’Urgel Bourgie. On pourrait être le fournisseur officiel de masques en papier mâché du Carnaval de Rio. On a l’impression d’être le point de chute de la déforestation mondiale. Alors, il est normal que de temps en temps, on perde le vôtre. ÇA N’A RIEN DE PERSONNEL.

LES RECHERCHISTES ADMETTENT :

que le refus d’une recherchiste télé exprimé par la phrase : « Ç’a pas passé au comité » est l’équivalent du refus d’un directeur de programme de radio exprimé par la phrase : « C’est pas notre son ».

ET FINALEMENT, LES RECHERCHISTES RÉCLAMENT :

plus que 3 pieds cube de bureau;
le respect;
une poupée vaudou à l’effigie de Julie Snyder.

C’est dit ! Souhaitons que vous soyez maintenant sensibilisés au sort des pauvres recherchistes. Lorsque vous écouterez votre prochain téléthon, pensez que le monsieur en chaise roulante n’est pas le seul à faire pitié : il y a aussi la madame qui a dû booker Evan Joanness à 2 heures du matin aux Galeries de la Capitale.

Allez en paix !

P.-S. : Une invitation est lancée aux autres professions. Si vous trouvez que vous aussi, vous êtes à plaindre, communiquez avec Lise, la défenseresse [sic] des métiers négligés. Telle une Zorro de la plume, elle aura vite fait de vous régler ça en moins de deux !

21 janvier 2000   Aucun commentaire