Le blogue d’une relationniste de presse
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Lise Raymond et l’embrassade à la française

Bon, c’est vrai, l’été commence à tarder. À un point tel qu’on a commencé à élaborer des théories farfelues pour expliquer le peu de collaboration calorifique de Mère Nature. Paraîtrait-il, par exemple, qu’il n’y aurait pas quatre, mais bien huit saisons, et que nous serions présentement en plein été printanier. Ça expliquerait peut-être aussi pourquoi la libido des gens n’a pas semblé s’évanouir avec la St-Jean. Encore hier, un couple s’embrassait à bouche-que-veux-tu dans le parc Lafontaine pendant que des enfants jouaient à la marelle tout près. Si c’est pas scandaleux. Pas de danger que le Journal de Montréal en fasse sa première page. Non monsieur…

La question se pose ainsi : qu’est-ce qui peut amener deux êtres souvent inconnus à se ramoner le fond de la gorge de la sorte ? Le french kiss entre dans notre adolescence comme les boutons et les bras trop longs, mais contrairement aux autres tares, celle-ci colle pour ne plus jamais s’en aller. C’est désolant. En fait, ce ne serait pas un problème si tout le monde « french kissait » avec talent et application, mais la majorité des gens embrassent comme il mange de la crème glacée, c’est-à-dire à la course, en en renversant partout sur le plancher.

Et vous ? Croyez-vous maîtriser votre langue autrement que lors de la dictée de Pivot ? Voici un test pour le savoir. Imaginez-vous donc dans le Clin d’Œil ou le Elle Québec pour un moment, prenez un crayon et répondez aux quelques questions qui suivent. Elles ont été concoctées par Lise Raymond, qui non seulement possède une entreprise de communications qui porte son nom, mais qui est une professionnelle de l’embrassade à la française (oui, oui, la preuve c’est que c’est tout le temps elle qui gagne quand elle joue à la bouteille).

Alors donc voici :

1) Quand vous embrassez, votre langue :

a) reste passivement dans votre propre bouche à la recherche d’une raison de vivre;
b) tourne dans le sens des aiguilles d’une montre à un rythme de 6 tours par minutes en prenant soin de ne jamais accrocher le crochet du partiel de votre partenaire;
c) détartre tout ce qui bouge.

2) Lors d’un baiser, les lèvres servent, à votre avis :

a) à camoufler ce qui se passe à l’intérieur parce que ça pourrait intimider les enfants qui jouent à la marelle;
b) à éviter que la salive salisse la moquette;
c) à téter la luette de votre partenaire.

3) Pendant que votre bouche est occupée, vos bras :

a) en profitent pour plier du linge, pourquoi perdre du temps ?
b) caressent savamment la poitrine du partenaire dans un mouvement contraire à celui de la langue, question d’équilibrer les chakras;
c) alternent entre les cheveux et les bobettes dans un mouvement de va-et-vient qui n’est pas sans rappeler le robot de Perdu dans l’espace (Alerte ! Alerte !).

4) Pour vous, un long baiser, c’est :

a) un baiser;
b) 72 tours;
c) quand la salive a viré en crème !

5) Après avoir embrassé, vous dites :

a) « Redonne-moi mon rouge à lèvres »;
b) « Lors du mouvement de rotation, tu étais décalé d’un tour par minute et ce manque de synchronisme a eu un effet pervers sur ma digestion »;
c) « Pourquoi t’arrêtes, imbécile ! »

Si vous avez obtenu une majorité de A :

Votre nom serait-il Phyllis Lambert ? Mettez plus de piment sur votre langue. Allez au 281 ou Chez Parée. Visitez l’Orage. Mettez du spanish dans votre yogourt nature. Allez de l’autre côté des portes western dans les clubs vidéo.

Si vous avez obtenu une majorité de B :

C’est bien, mais trop technique. Il faut que vous appreniez à relaxer. Un baiser n’est pas un rapport d’impôt. Même pour ceux à qui ça arrive une fois par année. Votre langue est un black qui a le groove dans le corps, pas un nerd qui enregistre Star Trek quand ça passe au Canal Z.

Si vous avez obtenu une majorité de C :

Vous êtes pervers. Vous êtes un danger public pour tous les enfants qui jouent à la marelle. Mettez du Prozac dans vos caleçons. Prenez des douches d’eau froide régulièrement. Il faut savoir faire la différence entre nausée et orgasme.

C’est tout ! Bonnes vacances à ceux qui ne les ont pas encore prises. On se revoit par écrit en septembre (congé de communiqué pour le mois d’août…) D’ailleurs, nous tenons à rappeler que Lise sera en vacances du 26 juillet au 14 août 2006. Maggy s’tie quant à elle le sera les 28 et 31 juillet 2006 ainsi que les 1er et 2 août 2006. Lise profitera de ce moment de répit pour pratiquer quelques techniques d’embrassade à la française de son cru sur les poulpes de la Méditerranée. Y va faire chaud !

10 juillet 2006   Aucun commentaire

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