La comptable de Lise Raymond et la culture japonaise
Fin avril. Oui, mesdames et messieurs, c’est le temps béni de l’année où notre argent est aspiré mystérieusement par le trou noir de nos capitales nationales. C’est également le temps où ceux qui ont choisi la vie calme et rangée de comptable éprouvent enfin la dure réalité de la vie de travailleur autonome. On dira ce qu’on voudra, mais ça fait parfois du bien de voir d’autres que soi faire du 90 heures/semaine et se nourrir de café par intraveineuse…
Mais loin de nous l’idée de narguer qui que ce soit. Au contraire : LISE RAYMOND, celle qui possède l’entreprise de communication qui porte son nom, veut rendre hommage ici à sa comptable personnelle, la très importante LISE PLOURDE, et, par extension, à tous ces comptables qui travaillent dans l’ombre des PME, soutenant parfois celles-ci à bout de bras, insufflant à la fois courage et réalisme à leur propriétaire. Car, en effet, sans comptable, que serions-nous ?
Probablement en prison, mais là n’est pas la question…
Pour lui rendre hommage donc, nous avons pensé lui donner la parole sous forme de haïkus — vous savez, ces charmants petits poèmes japonais faits de deux vers pentasyllabiques, et d’un autre, heptasyllabiques. Vous connaissez, non ? Le Reader’s Digest japonais en est plein…
Peu importe. Si la merveilleuse comptable de Lise Raymond écrivait des haïkus, ça ressemblerait selon nous à ceci :
Comment être riche
Y en rentre plus qu’il en sort
Principe de base
Aime ton prochain
Surtout s’il est sage et bon
Et gérant de caisse
Achat de BM
Promo d’Evan Joanness
Ça balance pas
Quatre-vingt-dix jours
Pour un compte recevable
Menaces de mort
Le premier du mois
Ça vient vite en torpinouche
Marge de crédit
Oublié un reçu
Intransigeante comptable
Retourne le chercher
Pas payer d’impôt
Truc facile à retenir
Ne fait pas d’argent
Quatre-vingt-dix jours
Mais pour un compte payable
Regarder ailleurs
Désir de grandeur
La comptable est la sagesse
Fuck l’augmentation
Une fois par mois
Fouillis de Lise Raymond
Patience infinie
Sentez-vous libre de les découper et de les coller sur la machine à café. Les Lise Plourde de ce monde le méritent bien, allez…

26 avril 2000 Aucun commentaire
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