Biographie de Lise Raymond

Biographie de l’inénarrable Lise Raymond
des Communications du même nom

Pas une semaine ne se passe sans que l’écho de son rire mémorable ne retentisse dans le téléphone des recherchistes et journalistes culturels. Passionnée, elle est passionnante. Elle vibre au coup de coeur et vous transmet ses élans avec fougue, sans jamais presser le citron. Lise a toujours un coup de coeur qui fait vibrer sa corde sensible et qu’elle ne demande qu’à vous faire partager, sans une once de prétention. Vingt ans et plus qu’elle pratique le métier avec le même enthousiasme, de concert avec des artistes qui sont devenus ses amis.

Sa passion remonte au temps de ses études (on ne dira pas de sa jeunesse pour ne pas l’effarer). Claveciniste de formation, la jeune diplômée universitaire amorce son parcours professionnel en 1983. Les perspectives de carrière pour une claveciniste de concert sont pour le moins aussi sombres que les noires sur un clavier. Elle choisit donc de faire carrière dans le milieu musical en optant pour la promotion, se disant que sa grande gueule y sera certainement un atout. Une intuition heureuse…

De Gamma à Polygram, elle fait ses gammes sur un clavier d’ordinateur (c’est le début de l’informatique de bureau). Elle y apprivoise les rudiments du métier et de l’industrie : pistage radio, réseautage, palmarès…

En 1987, la maison de disques Audiogram lui propose un poste d’agent de promotion. Elle s’y découvre de vrais talents de communicatrice et une détermination à toute épreuve lorsqu’il s’agit de promouvoir des productions originales. Les premiers albums de Laurence Jalbert et des Vilains Pingouins bénéficieront de sa gouaille et de sa fougue. À l’instar des productions des Leloup, Rivard, Séguin, Corcoran, Pag et autres Rock et Belles Oreilles… En 1989, Audiogram remporte d’ailleurs le Félix de la meilleure équipe de promotion.

L’année suivante, l’infatigable Lise relève de nouveaux défis chez Warner Canada et embrasse le secteur anglophone pour assurer la promotion d’artistes tels que Chris Isaak et Blue Rodeo.

Son anglais intensif complété, elle se joint en 1991 à BMG Musique Québec. Pendant cinq ans, elle collectionne les succès et ses artistes les disques platine : le Cirque du Soleil lance Alegria, les Colocs lui dédient leur premier Félix, Patrick Bruel et Petru Guelfucci conquièrent le Québec, Terez Montcalm devient formi, formi, formidable.

En 1995, Lise s’illustre en orchestrant la promotion du méga-spectacle en hommage au Cirque du Soleil lors du Festival de jazz. Le spectacle attire une foule de 300 000 spectateurs, un record inégalé.

Mars 1996. Forte de tous ces succès, faisant taire le doute qui la tenaille depuis qu’elle est née, Lise fait le grand saut et fonde les Communications Lise Raymond. En plus de faire des relations de presse pour la moitié du bottin de la Guilde des musiciens, elle impose un style qui fait école. Novatrice, elle alimente les médias avec ses  »communiqués du mois », véritable saga feuilleton où l’on suit les péripéties complètement loufoques de la vie insolite de  »Lise Raymond des Communications du même nom » et de sa fidèle adjointe Larissa Souline. L’équipe vous invite même à lui transmettre vos suggestions pour chaque épisode.

Lise Raymond, c’est aussi le coeur à l’ouvrage. Il n’y a littéralement rien à son épreuve. On se souviendra de cette édition du Festival Coup de coeur francophone où elle jumela une trentaine d’artistes et de journalistes qui échangèrent leur rôle le temps d’un spectacle bénéfice intitulé « Les Ratés sympathiques ». Cela en plus d’assurer les relations de presse pour l’ensemble du festival !

On ne compte plus ses nominations pour le Félix de la « meilleure équipe de relations de presse », même si, à une époque, elle affrontait seule les équipes bien pourvues des multinationales. En 2001, elle remportait SON Félix…. et en commandait toute une panoplie pour les offrir à ses proches ! Elle est comme ça, Lise Raymond. Le coeur gros comme un amphithéâtre.

Avec un brin de folie, l’ardeur typique des insécures, beaucoup d’intelligence, Lise Raymond a changé le paysage des relations de presse à Montréal. Car c’est d’abord une artiste qui a su cultiver l’hédonisme dans son art.